"Je contrôle ta voiture" : il pirate la Tesla de son ex-compagne à distance et lui fait vivre un véritable enfer
Mercredi 9 septembre, Enrico Pucci, 50 ans, a été condamné par le tribunal de Sydney à deux ans et trois mois de prison pour avoir pris le contrôle à distance du véhicule de son ex-compagne en novembre 2025. Reconnu coupable de trente infractions, cet Australien utilisait l’application Tesla pour harceler sa victime.
Son ex-compagne a vécu un véritable cauchemar. Enrico Pucci, 50 ans, a été condamné mercredi à deux ans et trois mois de prison par le tribunal de Sydney, en Australie. Assortie d’une peine de sûreté de quinze mois lui interdisant toute libération conditionnelle, cette décision sanctionne des faits commis en novembre 2025.
À l’époque, comme le rapporte The Guardian, cet ancien homme d’affaires fait retentir à trois reprises en pleine nuit l’alarme de la Tesla d’une habitante de Sydney, avec laquelle il s’est séparé après plusieurs années de vie commune. "Trop effrayée", cette dernière ne sort pas de chez elle. Au lever du jour, si la carrosserie semble intacte, l’écran du tableau de bord indique l’ajout d’un profil de contrôle parental à son insu.
"La victime ne pouvait plus dépasser certaines vitesses"
D’après le rapport de police, Enrico Pucci suit son ex-compagne en voiture au cours des jours suivants, avant de l’interpeller pour lui parler d’une de ses fréquentations. "Tu croyais t’en tirer comme ça ? Je contrôle ta voiture", lui lâche-t-il alors en haussant la voix. Entre le 6 et le 12 novembre, à l’aide de l’application Tesla, l’homme prend le contrôle à distance du véhicule électrique, qu’il avait lui-même configuré.
Alors que la conductrice se trouve au volant, son harceleur modifie la température de l’habitacle, passant d’un froid extrême à une chaleur étouffante. Il tente également de déconnecter la Tesla lorsqu’elle se trouve sur une borne de recharge.
"La victime ne pouvait plus dépasser certaines vitesses et, à plusieurs reprises au cours de cette période, l’accusé a activé le mode voiturier, ce qui réduit immédiatement la vitesse à 40 km/h, causant ainsi d’importants risques d’accident sur la route", précisent les documents judiciaires.
L’affaire n’est pas terminée
Désemparée face à la situation, la victime, qui avait déjà subi des violences conjugales pendant quatre ans de la part de son ex-compagnon, a fini par déposer plainte.
Bien que la justice lui ait donné raison en retenant trente infractions liées à du harcèlement, des agressions, des strangulations et des menaces de mort, Enrico Pucci a décidé de faire appel de sa condamnation. Il comparaîtra à nouveau devant la justice australienne à la fin du mois d’octobre.