Jade, 50 ans et 1 000 euros par mois, obligée de travailler au noir : “C’était pour pouvoir faire manger ma fille. Sinon, je serais déjà à la rue”
Publié le 14/10/26 à 13:01Par Marion Mancho
Jade, 50 ans, ex-employée dans un hôpital, doit travailler au noir pour pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille de 10 ans.
“Ma fille passe en premier”, explique Jade au quotidien Vosges Matin. À 50 ans, cette ancienne employée à l’hôpital, dont le contrat a pris fin en 2026, peine à joindre les deux bouts. Aujourd’hui, cette mère de famille perçoit 1 000 euros par mois, mais a “1 023 € de factures chaque mois”. Une situation qui l’oblige, selon elle, à travailler au noir.
Avec son budget serré, Jade passe chaque dépense au crible. Dans sa maison près d’Epinal, la mère de famille détaille ses dépenses avec une enfant à charge : 530 euros par mois de crédit immobilier, des frais pour réparer sa vieille voiture, mais aussi les courses et les factures inhérentes au quotidien. Pour faire toujours plus d’économie, Jade a également décidé de couper Internet et le gaz.
© shutterstockJade, 50 ans, ex-employée dans un hôpital, doit travailler au noir pour pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille de 10 ans.
Pouvoir d’achat en berne : Jade, 50 ans, accepte de travailler au noir pour payer ses factures
“Je ne chauffe plus”, confie la cinquantenaire à nos confrères et explique envisager d’acheter un chauffage au pétrole, qui serait, selon elle, moins coûteux. Quand elle va faire les courses, Jade n’achète presque pas de fruits et de légumes, devenus trop chers pour elle : “Je mange de la malbouffe pas chère”, avoue-t-elle. Quant aux produits d’hygiène, là encore les prix ont explosé en caisse : “Les serviettes hygiéniques, par exemple, étaient à 1,50 € avant ; elles sont à 3 ou 4 € maintenant si vous voulez de la marque et de la qualité”.
Pour rendre plus vivable son quotidien, la mère de famille concède ne pas avoir d’autre choix que de travailler au noir. Pour 60 euros par semaine, elle s’occupe des ménages dans les locations saisonnières du secteur. Or, en attente de reconnaissance de sa maladie professionnelle, Jade, souffre de douleurs aux épaules. Mais, elle affirme ne pas avoir d’autres choix : “C’était pour pouvoir faire manger ma fille. Sinon, j’aurais déjà coulé depuis six mois, je serais déjà à la rue”.
Pouvoir d’achat en France : ces retraités obligés de faire des “petits boulots” au noir pour ne pas se retrouver à la rue
Jade n’est pas la seule à être tentée par les petits boulots au noir pour mettre du beurre dans les épinards. Bernardette, une retraitée de 65 ans, est devenue vendeuse à la sauvette aux portes de Paris. “Ca me permet d’avoir un petit pécule en plus de ma retraite”, a-t-elle confié dans Sept à Huit sur TF1.

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Vendeuse pendant 30 ans chez Carrefour, la retraitée voit dans ce travail au noir un moyen d’améliorer son quotidien : “un revenu d’appoint qu’elle dépense en grande partie pour ses petits protégés : une vingtaine de chats errants qu’elle nourrit ainsi quotidiennement (…) C’est du beurre dans les épinards, ne serait-ce que pour la voiture qui m’a coûté très cher”. Mais, Bernadette joue à un jeu dangereux. En France, la vente à la sauvette est un délit puni de 6 mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende selon l’article 446-1 du Code pénal.
En bref
- 🗓️ En 2026, Jade, 50 ans, ancienne employée hospitalière, doit travailler au noir pour subvenir à ses besoins avec 1 000 € par mois.
- 💡 Pour économiser, elle coupe Internet et gaz, et envisage un chauffage au pétrole, tout en limitant l'achat de fruits et légumes.
- 📉 D'autres, comme Bernadette, retraitée, recourent à des emplois non déclarés pour compléter leurs revenus, malgré les risques légaux.