“J’avais honte de gâcher ce qui aurait dû être une expérience extraordinaire” à Paris
Témoignage.
Une journaliste du quotidien québécois “La Presse” revient sur son échange universitaire dans la capitale française en 1985. Un séjour à Paris qu’elle avait “profondément désiré”, mais qui n’a pas débuté comme elle l’imaginait. Erreur de calendrier, malaise… Josée Boileau est “pétrifiée” et préfère rester enfermée.
En septembre 1985, je débarquais à Paris pour un an.
Je l’avais profondément désiré. Le rêve était devenu envisageable au printemps, lorsque j’étais tombée sur une petite annonce à l’université du Québec à Montréal, où j’étais étudiante. On y moussait la possibilité d’étudier une année à l’étranger en restant rattachés au programme où nous étions inscrits.
Ces échanges-là étaient encore méconnus et il ne restait qu’une semaine pour déposer un dossier. J’ai tout bousculé pour y arriver, avec un seul objectif : Paris, peu importe les cours que j’arriverais à greffer à mon programme en communication.
Et voilà que j’étais sur le sol parisien. Pétrifiée.
Des jeunes de mon âge partaient faire le tour de l’Europe, de l’Afrique du Nord, voire du monde, avec leur sac à dos. Je n’étais pas de cette eau. Je sortais d’un milieu familial tricoté très serré ; je vivais en appartement à Montréal depuis tout juste un an, encore à en découvrir les atouts ; et j’avais mis les pieds pour la première fois en France seulement quelques mois plus tôt, à la faveur d’un voyage bien encadré avec l’Office franco-québécois pour la jeunesse.
Toute à mon excitation, je n’avais pas anticipé le choc de me retrouver seule à Paris. Et ça partait très mal. J’avais cru que la rentrée universitaire était en septemb
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La Presse (Montréal)
Le plus ancien quotidien francophone d’Amérique du Nord, fondé en 1884, a largement fait évoluer son offre ces dernières années – en raison des avancées technologiques et de la crise que connaissent de nombreux médias – pour devenir un média tout en ligne.
Dès 2011, le journal entreprend un projet numérique. Le résultat, La Presse+, est lancé en 2013. Puis, le 1er janvier 2016, les éditions papier du lundi au vendredi sont abandonnées au profit de la plateforme, consultable sur tablettes (iPad et Android), applications mobiles et web. La dernière édition encore imprimée, celle du samedi, a connu son dernier numéro le 30 décembre 2017.
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