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    Jul 24, 2026

    "J'ai pris un couteau pour me défendre et la police est venue juste après... la coïncidence" : un homme de 27 ans nie avoir menacé sa compagne avec un couteau, il est condamné

    l'essentiel Un homme de 27 ans, a été condamné à Cahors à 12 mois de prison, dont 6 avec sursis, pour violences sur sa compagne, mardi 21 juillet. Les faits remontent à mars dernier. Malgré ses dénégations, le tribunal a retenu l'agression avec un couteau. Il devra suivre des soins et un stage sur les violences intrafamiliales.

    Ils étaient ensemble depuis une quinzaine de jours. Dans la nuit du 8 au 9 mars dernier, aux alentours de 3 heures du matin, dans un quartier du centre historique de Cahors, les policiers sont appelés pour intervenir dans une maison. Au bout du fil, une jeune femme confie avoir été agressée par l'homme qu'elle fréquente depuis peu de temps. À leur arrivée, Omar* n'est plus sur les lieux. Il s'est retranché dans son logement, à quelques encablures. Les forces de l'ordre l'interpellent dans ses toilettes, un couteau de cuisine dans la poche. Celui qu'il a utilisé pour "tenter de taillader" sa compagne à la main (elle n'a pas eu d'interruption temporaire de travail). 

    À la barre du tribunal de Cahors, ce mardi 21 juillet, l'homme de 27 ans est jugé pour des violences sur conjointe dans le cadre d'une comparution à délai différé, après qu'une expertise psychiatrique a été demandée. Face aux magistrats, l'homme nie toute violence. 

    "Quel serait son intérêt de vous tendre un guet-apens ?"

    Les faits se sont produits au cours d'une soirée fortement alcoolisée. Ce soir-là, selon la compagne d'Omar, il se montre excessivement jaloux. Cette dernière lui demande de quitter les lieux et ensuite, tout s'enchaîne. "Elle explique avoir eu peur et être partie en courant", reprend la présidente à la lecture de la procédure. Devant eux, le prévenu baisse la tête et présente une version de la soirée complètement différente. "Je plaide non coupable, madame, lâche-t-il. Il n'y a eu aucune violence. Elle m'a demandé de partir et je suis rentré chez moi." Au fil des questions, Omar se présente comme la victime. "Elle m'envoyait des messages de menaces. Et des personnes sont venues en bas de chez moi pour me taper donc c'est pour ça que j'ai pris un couteau, pour me défendre. Et la police est venue juste après, la coïncidence...", souffle-t-il. Une version qui ne semble pas convaincre le tribunal. 

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    "Quel serait son intérêt de vous tendre un guet-apens ?", questionne la présidente. Omar n'en démord pas. Pour lui, elle voulait profiter de son argent. "Je l'aidais à payer son loyer et à faire les courses", ajoute celui qui percevait le revenu de solidarité active (RSA). La procureure, elle, l'interpelle sur plusieurs points précis. "Si votre compagne invente une histoire, elle n'est pas obligée de dire quelque chose qui s'avère exact. Et bingo, elle dit que vous avez fait un geste avec un couteau. Elle a de la chance dans ses mensonges ?", ironise-t-elle, le questionnant également sur les déclarations des témoins, notamment le père de sa compagne. À la barre, Omar insiste et perd patience. "Ils veulent me nuire. J'ai toujours été bien avec eux. C'est visiblement une famille de profiteurs, je ne vois que ça", affirme celui qui a déjà été condamné pour des faits similaires en région parisienne.

    12 mois d'emprisonnement

    Arrivé à Cahors en février dernier, le tribunal le questionne sur sa situation, notamment sur sa dépendance à l'alcool soulevée par le psychiatre qui l'a expertisé. Cette fois-ci, le prévenu ne répond que brièvement aux questions. Le docteur avait également noté, lors de son expertise, "une importante propension à attribuer à un tiers l'origine de ses actions". La procureure, qui requiert huit mois d'emprisonnement avec maintien en détention, insiste : "Monsieur se fait incontestablement des films. La scène est simple et d'autant plus crédible car madame aurait pu raconter une histoire beaucoup plus agressive."

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    La défense, elle, reprend les faits et les déclarations des témoins une à une. "Est-ce qu'on a des éléments qui permettent de dire que les faits sont avérés ? Non. On a des témoins qui rapportent des propos avec des déclarations qui ne sont pas concordantes", plaide-t-elle, illustrant les différences entre les lieux mentionnés par les témoins. Des discordances qui n'ont pas convaincu le tribunal, qui le condamne à douze mois d'emprisonnement dont six mois assortis d'un sursis probatoire pendant deux ans. L'aménagement de la partie ferme sera défini ultérieurement par le juge des libertés. Il a également obligation de suivre des soins, un stage sur les violences intrafamiliales et interdiction de porter une arme et d'entrer en contact avec son ancienne compagne. 

    2026-07-24 05:01:06 +0000 UTC