"J'ai appelé Google Maps": Donald Trump a voulu renommer l'océan Atlantique "océan Trump" avant de "laisser tomber"

Le président américain a une nouvelle fois tenté de redessiner les cartes mondiales en nommant l'océan Atlantique "océan Trump ou Amérique". Face à la réticence du patron de Google, Donald Trump a finalement abandonné l'idée.

Après le golfe du Mexique renommé golfe de l'Amérique et le lac Ontario devenu lac d'Amérique, Donald Trump a (brièvement) vu plus grand encore. Lors d'un meeting devant ses partisans, à moins de deux semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, le président américain a affirmé une nouvelle, 12 jours après sa première sortie sur le sujet, avoir voulu modifier le nom de l'un des deux océans bordant son pays.

"Je n’aime que deux océans: l’Atlantique et le Pacifique. Je ne vais mettre ni Trump ni l’Amérique sur aucun autre océan que ces deux-là (...) Ce sont les plus grands, j’aime les grands", a lancé Donald Trump, avant finalement de jeter son dévolu sur celui séparant l'Amérique et l'Europe.

"Nous avons sérieusement étudié l’océan Atlantique et j’ai appelé Google Maps, qui s’est montré vraiment formidable avec le lac (Ontario)", a ironisé le locataire de la Maison Blanche.

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"Les océans, c'est différent, monsieur"

Celui-ci explique alors s'être entretenu avec Sundar Pichai, directeur général de Google, "un type génial" selon Donald Trump. "Je lui ai dit: 'je pense à l'océan Atlantique, tu peux t'en charger?'", explique ce dernier.

"'Non, non, non. Cette fois-ci, je ne le ferai pas', il m'a répondu. 'Les océans, c'est différent, monsieur. Ils couvrent beaucoup de pays. S'il vous plaît, ne nous demandez pas de faire ça'", rapporte le président américain, hilare.

À lire aussi "Un instrument du récit de sa puissance": golfe de l'Amérique, lac Ontario... Pourquoi Donald Trump veut-il redessiner les cartes?

"Donc on va probablement laisser tomber. Restons-en à l’océan Atlantique", conclut-il, abandonnant une énième idée de redessinage des cartes du monde.

Si elles paraissent loufoques, voire carrément absurdes, ces annonces de Donald Trump sont tout sauf "erratiques", selon Maud Quessard, directrice du domaine "Europe, espace transatlantique, Russie" à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (Irsem). L'autrice d'un ouvrage sur "le nouvel empire américain", La puissance sans principe, affirmait auprès de BFM en août que "son obsession n'est pas tant territoriale qu'infrastructurelle". Groenland, Canada, Venezuela... "Tout cela participe à la même logique de maîtriser les nœuds, les flux et les infrastructures", détaille-t-elle.

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"Sur ces cartes, son désir devient réalité. Elles sont un instrument de son récit vis-à-vis de sa propre population, elles lui donnent un caractère presque prophétique. Il suffit qu'il le dise pour que ce soit dit: il renomme au mépris des règles du droit international et des instances de normalisation des noms géographiques. La carte devient un instrument du récit de sa puissance", explique Maud Quessard.

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