Israël rejette les critiques après des frappes en Syrie qui font monter la tension avec la Turquie
Tensions entre Jérusalem, Ankara et Washington autour du dossier syrien. L’envoyé spécial américain et ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, a vivement critiqué les récentes frappes israéliennes en Syrie, dénonçant une « escalade inutile » et suggérant une manœuvre électorale, tout en qualifiant le Golan de territoire « occupé ». Du côté de l'État hébreu, la riposte politique et militaire ne s'est pas fait attendre.
Publié le : 23/08/2026 - 07:53
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C’est sur son compte X que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a contre-attaqué ce 22 août, en plein shabbat, au sujet des frappes israéliennes en Syrie et des fortes critiques qui ont suivi. Pour lui, les déclarations du diplomate américain Tom Barrack sont truffées d’inexactitudes et contredisent directement la ligne de Donald Trump. La Syrie, de son côté, a dénoncé « des attaques répétées et une violation flagrante à sa souveraineté ».
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Pour Israël, la frappe menée contre l’aéroport militaire d’Abou Douhour n’a rien d’un calcul politique. L’armée israélienne disposait de renseignements précis montrant la volonté de la Turquie d'y déployer des forces. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a implicitement reconnu la frappe et affirmé que la Turquie, alliée des autorités de Damas, cherchait à y établir une présence militaire.
Une ligne rouge absolue : Israël refuse catégoriquement tout ancrage militaire turc progressant vers le sud de la Syrie, perçu comme une menace directe pour sa sécurité nationale. Avant de frapper, les dirigeants israéliens assurent avoir averti le régime syrien et informé Washington.
L’envoyé spécial américain et ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, avait condamné ce bombardement le 18 août dernier. Dans un entretien accordée à l'influenceur Mario Nawfal et diffusé ce 21 août, il a aussi suggéré que la frappe pourrait avoir visé à provoquer un conflit avec la Turquie dans le cadre d'une manoeuvre électoraliste du Premier ministre, Benyamin Netanyahu, qui aborde en position difficile les législatives du 27 octobre en Israël.
Pression israélienne constante
Sur le terrain, la pression reste constante. L’armée israélienne a également confirmé une frappe ciblée ce 22 août en territoire syrien, non loin de sa frontière, dans la région du Golan, pour contrer des attaques terroristes imminentes, selon un communiqué militaire. Pour les Israéliens, le mot d'ordre reste le même : neutraliser toute menace immédiate et protéger sans concession le plateau du Golan annexé par l'État hébreu.
Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis la chute, en décembre 2024, du président Bachar el-Assad, renversé par une coalition islamiste. Il a également déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où il revendique la mise en place d'une « zone de sécurité » qu'il entend maintenir.
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