Israël ne quittera Gaza qu’après le désarmement “complet” du Hamas
Le “Conseil de Paix” de Donald Trump a déclaré lundi qu’un retrait israélien à Gaza n’aurait lieu qu’après le désarmement “complet” du Hamas, à l’issue d’une réunion avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
A. FO
Source: Belga, AFP
3 août 2026, 20:58Dernière mise à jour: hier à 21:01
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“Nous notons que le retrait total des Forces de défense israéliennes (IDF) au-delà de la ligne jaune n’aura lieu qu’une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s’y est engagé auprès des médiateurs”, a écrit le Conseil sur X, en référence à la ligne de démarcation entre la zone contrôlée par le Hamas et celle tenue par Israël.
Israël s’inquiète de l’accord annoncé par Trump
Israël a fait part à Washington de ses “inquiétudes” sur l’accord annoncé par Donald Trump pour lancer la deuxième étape de son plan de sortie de guerre à Gaza, tout en poursuivant lundi ses frappes meurtrières sur le territoire palestinien. Il s’agit de la première réaction officielle du gouvernement israélien depuis l’annonce la semaine dernière de cette entente, qui prévoit le désarmement du mouvement islamiste Hamas de pair avec un retrait progressif d’Israël de la bande de Gaza, dont il contrôle plus de 60%.
“La version rendue publique ne reflète pas la position d’Israël”
“Israël a transmis à ses homologues américains ses commentaires et inquiétudes sur le cadre proposé”, a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans une nouvelle manifestation des tensions apparues entre les deux alliés, et que n’a pas dissipée la rencontre à Washington de MM. Trump et Netanyahu fin juillet. “La version rendue publique ne reflète pas la position d’Israël”, a ajouté ce porte-parole, Doron Spielman. Le Hamas avait lui annoncé vendredi avoir accepté la feuille de route élaborée par le “Conseil de Paix” créé par Donald Trump.
Que prévoit la deuxième phase du plan ?
La version rendue publique par cet organe prévoit notamment la fin des opérations militaires des deux parties, ainsi que le démantèlement de l’armement du Hamas et son stockage par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire. Ce désarmement sera lié à un retrait progressif israélien, la Force internationale de stabilisation (ISF) en voie de formation devant être déployée pour séparer les forces israéliennes des zones contrôlées par le NCAG.
Israël n’a pas l’intention de se retirer
Mais Israël a répété lundi qu’il “ne se replierait pas et continuerait à contrer toute menace”, selon une source politique à l’AFP. Après l’annonce de l’accord, l’Etat hébreu a d’ailleurs poursuivi ses frappes sur Gaza, d’après une source sécuritaire sur place, qui a dénombré “plus de dix frappes aériennes” ayant tué 19 personnes depuis dimanche, l’un des plus lourds bilans de ces derniers mois.
“Obstacle à l’occasion la plus prometteuse”
Mohammad Dahlan, un haut responsable politique palestinien impliqué dans les pourparlers, a accusé M. Netanyahu de s’employer “à faire obstacle à l’occasion la plus prometteuse de commencer à mettre un terme” à la guerre à Gaza.
La position du président israélien
Le président israélien, Isaac Herzog, au rôle essentiellement honorifique, a lui jugé que les efforts de Donald Trump pour un règlement à Gaza “portaient une certaine vision d’espoir”. Les derniers développements représentent “une étape très positive, avec la mise en garde claire et l’engagement que le Hamas doit être désarmé”, a-t-il déclaré en recevant des ambassadeurs étrangers.