Ionity veut rendre l'autoroute électrique moins chère que l'essence, la SNCF refuse bientôt les fatbikes dans ses TGV — Frandroid

Des bornes Ionity qui veulent rivaliser avec le plein d’essence sur autoroute, une SNCF qui resserre l’accès de ses trains aux engins électriques et des automobilistes qui vont chercher leur voiture électrique d’occasion jusqu’en Chine : cette semaine, la mobilité électrique s’est surtout jouée sur le prix et les règles du jeu. Au passage, un SUV BYD a trouvé une façon assez inattendue de se débarrasser d’un sabot.

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Source : Frandroid

Ionity accélère en France, avec des bornes jusqu’à 600 kW

Avec 181 stations et près de 1 380 points de charge en France, soit en moyenne près de huit points par station, Ionity se prépare déjà à grossir : l’opérateur prévoit d’ajouter deux à huit points de charge sur environ 25 % de ses stations existantes dans les quatre à cinq prochains mois, en plus d’une vingtaine d’ouvertures par an. Pour financer tout ça, le réseau européen a décroché un financement bancaire pouvant atteindre 600 millions d’euros auprès de neuf banques, avec un objectif d’environ 13 000 points de charge en Europe d’ici à 2030.

Aurélia Boscher, responsable France d’Ionity, nous a expliqué comment se négocie le foncier face aux pétroliers et comment le réseau compte se positionner face au prix du plein d’essence. Bref, l’autoroute reste le terrain de jeu prioritaire, et la bataille se joue autant sur les emplacements que sur le tarif au kWh. À lire : notre entretien avec la responsable France d’Ionity sur la stratégie du réseau.

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Moins cher que l’essence sur autoroute et une recharge en 10 minutes : le pari de Ionity en France

Fatbikes, gyropodes et hoverboards : la SNCF ferme la porte de ses trains

À partir du 13 décembre 2026, date du changement de service annuel, les TGV Inoui et les Intercités refuseront les vélos dépassant 185 cm de longueur ou 6 cm de largeur de pneu, ce qui exclut de fait les fatbikes, les vélos à plus de deux roues, les gyropodes et les hoverboards.

Les trottinettes ne sont pas épargnées non plus : celles avec une assise, celles qui ne se plient pas ou celles dont les pneus dépassent 6 cm seront également refusées, comme SNCF Voyageurs l’a confirmé à BFMTV. Ces engins rejoignent une liste déjà fournie (vélos couchés, tricycles, tandems, vélos cargos, longtails et remorques). Pour un vélo classique, en revanche, rien ne change ; mieux vaut tout de même vérifier les dimensions de votre monture avant de réserver pour les fêtes. À lire : les nouvelles règles de la SNCF pour les vélos et trottinettes électriques.

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SNCF : pourquoi votre vélo ou trottinette électrique pourrait vous coûter jusqu’à 150 € d’amende dès décembre

Le SUV BYD qui se joue des sabots

Filmé à Jinshan, dans la ville de Lianyungang, un BYD Bao 8 remonte une rue commerçante sur trois roues, la quatrième levée en l’air avec le sabot encore fixé dessus : la vidéo a tourné tout le week-end des 17 et 18 octobre sur les réseaux sociaux chinois. Ce tour de passe-passe, il le doit à sa suspension hydraulique pilotée DiSus-P Ultra, qui gère chaque roue séparément grâce à la pression d’huile et peut soulever une seule roue de 30 centimètres.

Le modèle (vendu hors de Chine sous le nom de Denza B8) est un hybride rechargeable de 5,2 mètres, avec un 2.0 turbo de 272 ch épaulé par deux moteurs électriques pour 550 kW au total, une batterie de 46,7 kWh et environ 1 380 km d’autonomie combinée annoncée. Sa version Flash Charge démarre en Chine à 419 800 yuans, soit environ 56 000 euros ; un tarif sérieux pour une suspension pensée, à l’origine, pour sortir du sable. À lire : la vidéo du SUV BYD Bao 8 qui lève sa roue bloquée par un sabot.

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Bloqué par un sabot, ce SUV BYD lève sa roue de 30 centimètres et s’en va

Hutchinson lance sa mini-pompe électrique pour vélo

Connu des cyclistes pour ses pneus route, gravel et VTT, le français Hutchinson lance la FlashAir, une pompe électrique de 130 grammes (71 x 45 x 32 mm) vendue 69,99 euros, qui tient sans difficulté dans une petite sacoche de selle. Elle monte jusqu’à 120 psi, soit environ 8,3 bars, affiche la pression mesurée et la pression cible sur un écran numérique, puis s’arrête toute seule une fois la valeur atteinte, à la manière des pompes Xiaomi.

Valves Presta et Schrader, recharge en USB-C, protection contre la surchauffe et lampe LED sont au programme ; en revanche, avec sa batterie de 300 mAh sous 7,4 volts (environ 2,2 Wh), la marque ne précise pas combien de pneus on peut gonfler en une charge. Une fiche technique rassurante, donc, avec un point d’interrogation sur l’endurance. À lire : tous les détails de la pompe électrique Hutchinson FlashAir.

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Voitures électriques chinoises d’occasion : l’astuce qui contourne les surtaxes

Les droits compensateurs européens (17 % pour BYD, 18,8 % pour Geely, 35,3 % pour SAIC, en plus des 10 % de droits de douane habituels) ne visent que les voitures neuves ; la plateforme China EV Marketplace, basée à Hong Kong avec une filiale à Prague, s’est engouffrée dans ce détail, puisqu’une voiture ayant dépassé 6 000 km n’acquitte selon elle que les 10 % de base.

Ses ventes d’occasions à des clients européens ont ainsi bondi de 280 % sur un an entre janvier et septembre 2026, à 7 900 unités, alors que ses ventes de neuf reculaient de 44 %. Sur le papier, les Xiaomi, BYD ou Zeekr affichées jusqu’à 40 % sous leur prix neuf en Chine font envie ; pour autant, entre la douane, la prise de charge et le garagiste qu’il faut ensuite trouver, l’économie fond vite. Nous avons fait le calcul jusqu’au bout. À lire : notre enquête sur l’import de voitures électriques chinoises d’occasion.

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