Internet. Protection des mineurs, manque de transparence : la plateforme Mym dans le viseur de l'Arcom
Le régulateur de l'audiovisuel et du numérique a ouvert une enquête sur la plateforme française, qui permet à des créateurs de vendre à leurs abonnés des contenus, notamment sexuels, soupçonnant celle-ci de manquements à ses obligations en matière de protection des mineurs et de transparence.
La rédaction avec AFP -
Hier à 21:04 | mis à jour hier à 21:04
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Le régulateur de l'audiovisuel et du numérique, l’Arcom, a ouvert une enquête sur la plateforme française Mym, qui permet à des créateurs de vendre à leurs abonnés des contenus, notamment sexuels. Dans un communiqué publié ce vendredi, l'autorité a indiqué avoir adressé le 14 octobre une demande d'informations à la plateforme, qui dispose de 15 jours pour y répondre sous peine de sanction.
Le règlement sur les services numériques (RSN) impose aux plateformes disponibles en Europe « un ensemble d’obligations notamment en matière de transparence de leurs fonctionnalités, de lutte contre les contenus illicites et de protection des mineurs », a rappelé l'Arcom. Mym est un réseau social permettant aux utilisateurs d’accéder à des « contenus exclusifs et personnalisés », le plus souvent « à caractère érotique, voire sexuel ».
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Selon l'Arcom, une première analyse de la conformité de cette plateforme au règlement européen sur les services numériques a fait apparaître des soupçons de violation sur deux volets. L'autorité pointe d'une part les dispositifs de protection des mineurs, notamment les modalités de contrôle de l'âge, et d'autre part le manque de transparence du service, avec des conditions générales d'utilisation jugées incomplètes et des informations insuffisantes sur le fonctionnement des systèmes de recommandation. L’Arcom entend continuer son action « visant à obtenir des plateformes en ligne une meilleure transparence de leur fonctionnement » et une « réelle protection de leurs utilisateurs, notamment des enfants ».