Interdiction à Oman, volet australien et Marocain: qui est Hamam al-Hammami, le copilote d'un vol Flydubvai qui a attaqué son commandant?

Le copilote omanais Hamam al-Hammami est actuellement détenu aux Émirats arabes unis après avoir agressé le commandant de bord du vol FZ1073, qui reliait Dubaï à Tel-Aviv.

De nouvelles informations sur son parcours font apparaître plusieurs publications controversées sur ses réseaux sociaux.

Radicalisé en Australie ?

Le parcours d'Hamam al-Hammami est sinueux avant sa tentative de mercredi dernier. L'une des questions reste de savoir où il s'est radicalisé. La réponse se trouve peut-être à l'autre bout du globe.

Les autorités australiennes se sont notamment intéressées au parcours du suspect. Selon la BBC, la police et les services de renseignement australiens examinent notamment ses liens avec le pays.

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La raison est simple : Hamam al-Hammami aurait obtenu un visa étudiant en 2014 et étudié en Australie entre 2015 et 2017. Son visa aurait été révoqué en 2019. Les autorités cherchent notamment à déterminer s'il s'est radicalisé durant son séjour dans le pays.

Déjà identifié comme un risque pour la sécurité

Après cette virée australienne, l'homme avait déjà été identifié comme un risque pour la sécurité lorsqu'il travaillait pour Oman Air.

En 2024, alors qu'il était encore en formation comme pilote au sein de la compagnie omanaise, Hammam al-Hammami aurait été surpris en possession de "matériel extrémiste", rapporte la chaîne américaine, citant des responsables du renseignement et des sources sécuritaires.

Le Wall Street Journal évoque de son côté des "opinions idéologiques radicales" qui auraient conduit Oman Air à lui interdire de voler.

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Après cette décision, le suspect aurait toutefois été maintenu au sein de la compagnie, mais affecté à un poste administratif.

Le suspect aurait ensuite rejoint Royal Air Maroc en juin 2025, selon son profil LinkedIn identifié par CNN. L'information a été confirmée à l'Associated Press par la compagnie marocaine. Il n'y serait toutefois resté que quelques mois : Royal Air Maroc ne l'aurait pas conservé à l'issue de sa formation de trois mois, sans préciser les raisons de cette décision.

Hammam Al-Hammami a ensuite rejoint Flydubai, où il aurait travaillé pendant environ huit mois avant l'attaque survenue mercredi à bord du vol FZ1073. Il aurait notamment observé l'aéroport de Tel-Aviv lors de précédents vols vers Israël et recueilli des informations sur d'éventuelles cibles. Il aurait également expliqué aux enquêteurs avoir choisi Flydubai en raison de ses liaisons régulières avec Tel-Aviv.

Une précédente tentative aurait même été envisagée avant d'être annulée au dernier moment. L'affaire soulève également des interrogations sur les procédures de sécurité de la compagnie. Le Wall Street Journal rapporte que plusieurs mécanismes de contrôle et de filtrage auraient pu présenter des défaillances.

Des posts radicaux

Selon des informations rapportées par CNN, le suspect passait une grande partie de son temps à prier et refusait notamment de serrer la main aux femmes. Dans plusieurs publications, il se serait également déclaré opposé aux lieux mixtes, estimant que ceux-ci avaient un effet corrupteur sur les femmes.

Il aurait aussi écrit que sa future épouse devrait porter le niqab et cesser de travailler après leur mariage.

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CNN rapporte également que le suspect avait publié plusieurs contenus sur les réseaux sociaux avant de prendre place à bord du vol.

Il aurait notamment partagé sur Instagram une image générée par intelligence artificielle représentant les trois villes saintes de l'islam : La Mecque, Médine et Jérusalem. La publication était accompagnée d'un poème évoquant notamment le refus de l'humiliation, l'absence de crainte face à la mort et la défense de la dignité. Le message a depuis été supprimé.

Ces éléments font désormais partie des investigations visant à déterminer les motivations du copilote et à retracer précisément la préparation de l'attaque.