Insolite. Découvrez l'histoire derrière le sac à main vivant qui fait tant parler
Un designer a développé un sac à partir de cultures mycologiques, en collaboration avec la marque Coperni, connue pour ses innovations rocambolesques.
Agathe Trigueiro -
Aujourd’hui à 07:30 | mis à jour aujourd’hui à 07:52
- Temps de lecture :
Quand la mode rencontre la biologie
C'est la nouvelle insolite qui bouscule le monde de la mode. La designer Arevik Hakobian aurait réalisé l'exploit de créer un Swipe Bag Coperni, dont la forme en demi-lune iconique ne laisse personne indifférent, mais cette fois composé de cultures mycologiques. Un objet vivant donc, et surtout évolutif !
Une invention fictive réalisée via l'IA
Le sac est en réalité une simple projection faite par l'Intelligence artificielle, réalisée et postée par Arevik Hakobian. Néanmoins, il suscite beaucoup de réactions, entre admiration et incompréhension... Une chose est sûre, il fait réfléchir sur l'avenir de la mode et opère un glissement dans l'idée que le public s'en fait. D'une discipline artistique et contingente, qui réalise des objets de mode que nous pouvons parfois retrouver dans des musées, conservés, et immuables, ici la mode est un éternel changement. Et ceci est pris au pied de la lettre. L'objet n'aurait certainement pas la même allure aujourd'hui ou dans cinq ans, puisqu'il est organique, par définition. Ses couleurs, nuances ou son opacité sont en constante évolution.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Post Instagram, compte de Dasha Plesen
Une innovation sur fond de scandale et de plagiat
Cette esthétisation de la culture mycologique ne date pas d'hier. La bio-artiste américaine Dasha Plesen en a fait son cheval de bataille depuis plus de 10 ans, essuyant de nombreuses critiques de personnes la jugeant « dégoûtante » ou « bizarre ». Non seulement le sac réalisé par Arevik Hakobian reprend les codes de son art issu des cultures mycologiques, mais il s'inspire directement d'une série de cultures mycologiques réalisées par Dasha Plesen, intitulée la série Matisse (en raison du développement de mycoses dans une composition qui correspond à la colorimétrie si particulière d'Henri Matisse).
Coperni, ou la mode qui rencontre la science
La jeune griffe française n'a pas officiellement reconnu cette collaboration. Mais une chose est sûre : cette invention coïncide totalement avec l'identité de la marque ! Rappelons-nous le sac en air - ou plutôt en aerogel de silice - paru en 2024, qui avait alors été développé en partenariat avec la Nasa, le sac météorite, le sac Walkman, le Tamagoshi, ou encore la performance artistique réalisée lors du défilé Coperni printemps été 2023 où une robe bel et bien tangible avait été peinte en direct sur la célèbre super model Bella Hadid. Cependant, la marque a tenu à afficher son soutien à l'artiste Dasha Plesen en posant un « like » sous un post Instagram dans lequel elle décriait l'originalité du travail d'Arevik Hakobian.
Une marque en difficulté depuis cette année
Ce n'est pas un hasard si Coperni a pris position à la suite de la diffusion des simulations IA du fameux sac en moisissure. Ses créateurs ont annoncé que la marque avait été placée en redressement judiciaire ce 11 juin 2026. Le tribunal étend sa période d'observation jusqu'au 11 décembre 2026, période durant laquelle Coperni continuera son activité sous l'assistance d'un administrateur judiciaire. Et pour cause, les distributeurs et actionnaires majoritaires de la maison auraient cessé de leur verser leur dû. C'est le grand fléau des maisons indépendantes, qui, malgré tout, font avancer le monde de la mode et plus largement l'univers de l'art par le biais de leur créativité débordante. En soutenant les artistes et la sérendipité, ces maisons créent les vêtements de demain, les us et coutumes qui nous accompagneront dans un monde en perpétuelle évolution.