Inondations meurtrières au Népal : un troisième miraculé extrait vivant d'un tunnel, dix jours après la catastrophe
Les secours népalais ont extrait samedi un ressortissant chinois d'un tunnel où il était piégé depuis la crue meurtrière du 26 août. Cette catastrophe, causée par l'effondrement d'un glacier, a fait 1375 morts et plus de 5600 disparus au Népal et en Chine. Les recherches continuent pour retrouver les victimes.
Les secours népalais sont parvenus samedi à extraire une troisième personne, de nationalité chinoise, d'un tunnel du nord du pays où il était retenu prisonnier depuis la crue meurtrière du 26 août, a-t-on appris auprès de l'armée.
"Un ressortissant chinois vient juste d'être sorti d'un tunnel", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet, sans autre détail. L’armée a diffusé aussitôt des images du miraculé assis dans l’hélicoptère qui l’évacuait, le corps maculé de boue et une veste militaire sur les épaules, avec à son chevet un médecin qui lui prenait la tension. "Son état de santé est en cours d’évaluation, les opérations de recherche et de secours continuent", a ajouté l’armée. Les secouristes estiment que l'effondrement d'un glacier survenu le 26 août dans le cours supérieur du fleuve a pris au piège au moins 900 personnes dans des tunnels liés à six projets hydroélectriques.
Les services du premier ministre ont par ailleurs annoncé samedi le sauvetage d’une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, retrouvée vivante dans une maison de la localité sinistrée de Betrawati. "Elle a été retrouvée inconsciente", ont-ils ajouté sans autre détail sur son état de santé, et évacuée par hélicoptère vers un hôpital de la capitale Katmandou.
"Je ne pouvais pas m’enfuir seul"
Vendredi, deux ouvriers népalais (Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans) avaient déjà été extraits vivants d'un autre tunnel enseveli sous la boue, les premiers depuis la catastrophe. "Nous étions au moins 40 ou 45" au moment de la crue, a raconté M. Sah dans une vidéo publiée par un média népalais. "Je ne pouvais pas m’enfuir seul (...) je leur ai dit à tous de courir. Je n’ai pas eu le temps de sortir."
L’immense vague d’eau, de glace et de débris, causée par l’effondrement d’un glacier et de roches, qui a déferlé à la frontière du Népal et de la Chine, a fait dans les deux pays 1375 morts et plus 5600 disparus, selon les derniers bilans provisoires officiels. Plusieurs centaines d’entre eux sont des touristes, des pèlerins ou des ouvriers étrangers. Sur les 1344 morts recensés au Népal, l’agence népalaise de gestion des situations d’urgence a précisé samedi que 269 étaient des femmes, 489 des hommes, 87 des enfants, le reste restant non identifié.