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  • 2026-07-23 05:18:46 +0000 UTC

    Jul 23, 2026

    Infantino, la sanction tombe après le Mondial

    Infantino

    Le président de la FIFA est la cible de toutes les critiques depuis quelques mois. Une impopularité qui a pris une autre dimension durant le Mondial.

    Gianni Infantino n’était pas la personnalité la plus appréciée du monde du football avant la Coupe du monde, c’est peu de le dire, mais il réussit l’exploit d’en ressortir avec une image encore plus égratignée. Entre sa connivence assumée avec Donald Trump, un manque de neutralité gênant pendant et après les matchs, des déclarations provocatrices envers certains pays et un poids non dissimulé dans des affaires d’arbitrage contestables et de potentiels arrangements (le cas Balogun), le président de la FIFA a multiplié les mauvais points.

    Et il ne semble pas prêt à s’arrêter. Après avoir brigué un nouveau mandat, Infantino veut aller plus loin en adoptant la réforme d’une Coupe du monde à 64 équipes dès la prochain édition, en 2030. Il n’en fallait pas plus pour voir plusieurs personnalités monter au créneau pour le pointer du doigt.

    Javier Tebas est très clivant, mais il a le mérite de ne pas se cacher. Le caractériel président de la FIFA a estimé dans La Gazzetta dello Sport que « le temps d’Infantino était révolu » et que sa propension à garder le pouvoir ne découlait que d’un « système vicié à la base ». « Augmenter le nombre d’équipes nationales n’a aucun sens. L’industrie du football ne se résume pas à la Coupe du monde, aussi importante soit-elle. Ils sont en train de détruire l’industrie du football, celle qui génère des dizaines de milliers d’emplois, pour un événement qui dure 40 jours et ne concerne qu’une minorité de joueurs. »

    Ceferin se paie également Infantino

    Aleksander Ceferin, autre dirigeant de poids, s’oppose ouvertement à Gianni Infantino depuis un moment, avec une posture qui ressemble à une guerre froide entre l’UEFA et la FIFA. Le président de l’instance européenne avait été particulièrement échaudé par le carton rouge suspendu de Folarin Balogun, une décision inédite, incompréhensible et injustifiable qui avait  franchi  la ligne rouge.

    Et Ceferin n’est pas plus convaincu par la réforme de la Coupe du monde à 64. Au printemps, le Russe avait été catégorique. « Ce n’est pas une bonne idée pour la Coupe du Monde (ni) pour nos qualifications ». Cible de toutes les critiques, Gianni Infantino s’isole toujours plus dans le milieu du football, et il ne pourra plus compter sur Donald Trump, dont la connaissance en la matière confine au néant, pour voler à son secours.

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