Ils s'y sont mis à trois pour tabasser un homme à coups de poing, de pied et de coude dans le carré à Liège
Le tribunal correctionnel de Liège a condamné Nicolas, Grégory et Noah à 150 heures de travail, 1 an de prison avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive et 16 mois de prison avec sursis probatoire pour la moitié parce qu'ils ont commis une agression particulièrement grave sur un jeune homme dans le carré à Liège le 5 mai dernier.
Cette nuit-là, les individus et d'autres qui n'ont pas été interpellés, étaient dans une boîte de nuit située dans le quartier festif de Liège.
Les intéressés avaient, selon leurs dires, bu une grande quantité d'alcool. Ce qui n'est pas une circonstance atténuante.
Selon la victime et des témoins, le trio n'a pas parlé avant de se montrer violent.
Une avalanche de coups s'est abattue sur l'homme. Les agresseurs lui ont porté des gifles, des coups de poing, des coups de pied et même un coup de genou lorsqu'il a tenté de se relever.
L'un d'eux a essayé de lui voler sa montre. Les prévenus ont plusieurs fois changé de version. Lors de leur passage devant le juge, ils ont déclaré que la victime les avait, chacun, insultés. Mais le tribunal n'a pas retenu leurs explications.
Insultes sur la mère, la grand-mère et la fille
"Il m'a insulté et a insulté ma fille", a tenté de justifier un des prévenus qui a comparu détenu après avoir écopé d'une condamnation à 4 ans de prison dont deux ans de prison ferme pour avoir commis une scène similaire également à Liège. L'intéressé qui a démenti connaître la victime a bien été en peine d'expliquer comment celui-ci était au courant qu'il avait un enfant. Il comparaîtra bientôt une nouvelle fois devant le tribunal pour une autre agression.
"Il m'a insulté, une fois, deux fois, trois fois. Je ne frappe pas pour rien. Il a insulté ma mère et tout ça aussi !"
Un autre prévenu qui a déjà plusieurs antécédents a également expliqué avoir été la cible d'insultes. "Cela faisait plusieurs semaines que j'avais des altercations avec le suspect", a-t-il déclaré avant de se reprendre et de rectifier par "victime." L'homme qui a expliqué avoir été la cible d'insultes a déclaré qu'il croyait n'avoir uniquement porté "que quatre baffes".
Quant au dernier, il a déclaré qu'il aurait également été insulté par cette victime décidément bien volubile…
"Il m'a dit des trucs sur ma grand-mère qui venait de décéder et c'est parti en cacahuètes", a déclaré celui-ci.
Le tribunal n'a accordé aucune circonstance atténuante aux intéressés.
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