« Il y en a au bas mot pour 40 000 euros de travaux » : au Thoronet, le saccage d’une vigie de surveillance des feux de forêts provoque la colère de la maire

Des vitres brisées, des portes saccagées, une table arrachée et balancée en contrebas, une station météo et anémomètre dégradés

La liste des dégâts est longue, à la vigie des Ubacs au Thoronet. Celle-ci est utilisée depuis une vingtaine d’années par les volontaires du Comité communal des feux de forêts (CCFF) afin de surveiller les massifs forestiers de la commune et signaler le plus rapidement possible tout départ de feu. Dans une publication sur sa page Facebook, la maire du village, Marjorie Viort ne cache pas sa colère.

« Un acte inacceptable et grave », titre-t-elle sur le réseau social, samedi 22 août 2026. « Je suis horrifiée et profondément en colère de découvrir que la vigie des Ubacs a été lourdement vandalisée. » Et de conclure : « Cet acte est d’une gravité extrême. Il ne doit pas rester impuni. »

Une plainte déposée

La table en bois, installée sur un socle en béton à l’intérieur du bâtiment, a été arrachée et gît désormais en contre bas.
La table en bois, installée sur un socle en béton à l’intérieur du bâtiment, a été arrachée et gît désormais en contre bas.
Photo DR

Contactée par téléphone, l’édile revient en détail sur les faits. « Avec le risque très fort d’incendie ces derniers jours, les volontaires du CCFF étaient chaque jour présents à la vigie pour surveiller notre forêt et celle des communes voisines », raconte-t-elle. « Après l’orage de la nuit de jeudi à vendredi, les patrouilles et la prise de poste à la vigie ont été suspendues après deux mois intenses pour nos volontaires. » Il n’y avait donc plus personne sur place, vendredi 21 août 2026.

Au cœur de l’action devant à Montfort-sur-Argens.

« Aujourd’hui, les membres du CCFF ont repris la patrouille et la surveillance à la vigie en raison du vent fort et du retour de la chaleur lorsqu’ils ont découvert le bâtiment saccagé », décrit-elle, empreinte d’une colère froide.

La station météo et l’anémomètre ont aussi été pris pour cible.
La station météo et l’anémomètre ont aussi été pris pour cible.
Photo DR

« Au bas mot pour 40 000 euros de travaux. »

Les portes ont aussi été arrachées.
Les portes ont aussi été arrachées.
Photo DR

« C’est un acte scandaleux qui a été prémédité. Pour y accéder, il faut franchir une barrière et marcher cinq bonnes minutes sur une piste », ne décolère-t-elle pas. « Une plainte a été déposée à la gendarmerie, laquelle doit procéder à des constatations sur place. Nous regarderons avec eux aussi les caméras de surveillance du village pour identifier les auteurs. »

Une fois les investigations faites par les militaires, « les services techniques et les membres du CCFF feront en sorte de nettoyer tout cela. Puis, nous verrons ce qu’il est possible de faire avec notre assurance », annonce l’élue. « Il y en a au bas mot pour 40 000 euros de travaux. »