"Il ne faut pas attendre un accident grave pour agir", alerte devant le conseil communal une riveraine de l'avenue de la Poudrière, à Hyon

Une fois n'est pas coutume, c'est sur une interpellation citoyenne que le conseil communal de Mons s'est ouvert, ce mardi soir. Vitesse excessive des automobilistes, trottoirs difficilement praticables et accès aux garages compliqués par la pente,… Une citoyenne a sensibilisé les élus aux difficultés rencontrées par les riverains de l'avenue de la Poudrière, à Hyon. Catherine Timmerman Wattrin, à l'origine de cette interpellation, a ainsi réclamé un diagnostic de sécurité de cette voirie. La Ville, de son côté, entend charger son service de médiation de consulter les habitants et d'étudier les possibilités d'aménagement.

"Un panneau ne suffit pas : il faut des contrôles, des aménagements adaptés et une évaluation des résultats", a insisté la citoyenne. Elle pointe notamment une longue ligne droite en pente d'environ 350 mètres, où la limitation à 30 km/h serait peu respectée. "L'avenue de la Poudrière semble être utilisée comme un itinéraire de contournement et une voie d'entrée dans la ville."

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Au-delà de la vitesse, c'est la sécurité des piétons qui l'inquiète. "Un trottoir dégradé, trop étroit ou encombré peut conduire un piéton à descendre sur la chaussée", souligne-t-elle, évoquant notamment les enfants qui circulent avec leur cartable, mais aussi les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les parents avec une poussette. La présence de gros arbres rendrait certains passages particulièrement difficiles.

La riveraine évoque également des accidents à répétition, dont une voiture qui a fait des tonneaux après avoir percuté un arbre. "Il ne faut pas attendre qu'un accident grave se produise pour agir." Elle a remis une pétition signée par des habitants et demandé à la Ville d'évaluer les vitesses, la praticabilité des trottoirs et les difficultés d'accès aux garages.

Des aménagements à étudier

De son côté, le bourgmestre Nicolas Martin (LB) a reconnu un problème plus général, qui n'épargne aucune commune. "Vous mettez le doigt sur un problème de société majeur, qui est celui de la vitesse et du manque de civilité de certains conducteurs." Le bourgmestre rappelle que la Ville développe les contrôles radars, mais que les capacités de traitement des procès-verbaux par les autorités judiciaires limitent le nombre de caméras disponibles. Selon lui, environ 26 000 contrôles au radar mobile ont été effectués par la police durant l'année écoulée, contre plus de 2,3 millions de véhicules contrôlés par les radars fixes.

Pour l'avenue de la Poudrière, une première vérification concernera la signalisation. "Si vous me dites qu'il n'y a pas de panneau, c'est la première chose à faire. On va demander aux services des travaux de faire le nécessaire", a-t-il annoncé. Pour le reste, le dossier sera confié au service de médiation, qui consultera les riverains avant de formuler des propositions. Le bourgmestre prévient toutefois que les possibilités sont limitées. "Nous ne pouvons plus installer de casse-vitesse ou de dos-d'âne", explique-t-il, en évoquant une condamnation judiciaire liée aux dégradations que ces dispositifs peuvent provoquer dans les habitations.

Les chicanes restent dès lors une possibilité, mais leur implantation doit être étudiée au cas par cas afin de ne pas gêner les sorties de garage ni le passage des véhicules de secours, des bus ou des camions. La Ville dispose par ailleurs d'un cadastre des voiries et des trottoirs, dont les rénovations sont priorisées selon plusieurs critères, notamment la densité de population, la présence d'écoles et le passage des bus.

La pétition doit donc ouvrir la voie à une analyse sur place, sans garantie à ce stade de travaux précis. "Je ne demande pas que tout soit réglé demain", résume Catherine Timmerman Wattrin. "Je demande que les dangers soient identifiés, les priorités établies et que les citoyens puissent connaître les suites données à leur démarche." Le bourgmestre s'est engagé à assurer le suivi. En ce sens, une première étape a donc déjà été franchie.

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