"Il n'existe pas de solution magique" : Annelies Verlinden se prononce sur la grève de 5 jours qui vient de débuter dans les prisons
"Mais il n'existe pas de solution magique pour éliminer en un an et demi un problème qui dure depuis des décennies", a-t-elle ajouté. Une grève de cinq jours a débuté dimanche à 22h dans les prisons belges. Selon les syndicats, les discussions avec le cabinet de la ministre et l'administration pénitentiaire n'ont abouti à aucune solution concrète.
Ils pointent du doigt la surpopulation carcérale persistante, le manque de personnel et des problèmes d'infrastructures et de sécurité. Le syndicaliste Robby De Kaey (CGSP) a vivement critiqué la ministre lundi dans l'émission De Ochtend (VRT), affirmant que les deux séries de mesures d'urgence n'avaient toujours pas permis d'améliorer la situation structurelle. Il a également dénoncé la réquisition de personnel pendant les grèves.
Dans une réaction, le cabinet Verlinden indique que la ministre est consciente des préoccupations des syndicats, "mais des mesures sont effectivement prises à ce sujet". Un accord sectoriel a notamment été conclu afin de rendre le travail plus attractif financièrement et d'améliorer le bien-être et la sécurité du personnel. De plus, de nouvelles mesures entreront en vigueur le 1er octobre. Des mesures durables et structurelles, telles que le retour des personnes détenues sans titre de séjour et la création de capacités supplémentaires, visent à remédier à la surpopulation carcérale à moyen et long terme.
Une part importante pour le système pénitentiaire
Selon le cabinet de la ministre, "une part importante des moyens supplémentaires obtenus pour la Justice, qu'elle a demandés, est effectivement allouée au système pénitentiaire, et, pour la première fois, plusieurs ministres prennent conjointement des mesures, dans leurs domaines de compétence respectifs, afin d'apporter les réponses adéquates". "Il est possible que l'impact de ces mesures ne soit pas encore pleinement visible aujourd'hui. Mais chacun doit dépasser ses réticences et reconnaître que ce gouvernement investit bel et bien dans le système pénitentiaire, et ce, dans un contexte budgétaire très difficile", peut-on lire dans une réaction écrite.
Les problèmes soulevés par les syndicats concernant la surpopulation, le manque de personnel et, souvent, les carences en infrastructures, sont considérés cmme prioritaires depuis sa nomination, précise-t-on également.
Selon le cabinet Verlinden, la concertation sociale de la semaine dernière a été "constructive", mais n'a pas abouti à un accord.
Enfin, le cabinet affirme que le dialogue doit toujours rester la priorité et que la porte reste ouverte à la poursuite des discussions avec les syndicats.