« Il faut imposer des sanctions dès maintenant » : Zelensky met la pression sur Trump
Ajoutez-nous à vos favoris Google À Kiev, Volodymyr Zelensky a exhorté vendredi Donald Trump à imposer sans délai des sanctions sévères contre la Russie, afin de freiner sa production de missiles, alors que les frappes s’intensifient.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé vendredi son homologue américain Donald Trump à adopter « dès maintenant » des sanctions « sévères » contre la Russie afin d’entraver sa capacité à produire des missiles dans un contexte d’intensification des frappes.
« Il faut imposer des sanctions dès maintenant. Ces sanctions doivent être sévères. (…) Je ne comprends parfois pas pourquoi les décisions ne peuvent pas être prises rapidement », a déclaré M. Zelensky lors du forum Yalta European Strategy à Kiev.
« Les mesures visant à limiter la production de missiles balistiques et d’armes connexes doivent être prises sans délai », a insisté M. Zelensky, estimant qu’« il est important que l’administration américaine prenne des décisions fermes, des décisions personnelles du président Trump ».
En visite au Canada jeudi, M. Zelensky avait dit prévoir de rencontrer Donald Trump fin septembre à New York, après la visite à Moscou et à Kiev des émissaires américains afin de relancer les efforts diplomatiques autour de l’Ukraine, dans l’impasse depuis le début de l’année.
La Russie et l’Ukraine multiplient depuis des mois les frappes à longue portée en visant de plus en plus souvent des sites civils tels que des usines, raffineries, entrepôts, infrastructures énergétiques et portuaires et navires.
Les frappes russes en Ukraine ces derniers mois ont porté un coup à de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur de la métallurgie, et les attaques sur des cargos en mer Noire ont mis à l’arrêt une grande partie des exportations agricoles ukrainiennes. L’Ukraine, qui manque de moyens antiaériens pour contrer les missiles russes, craint également l’arrivée de l’hiver, période critique lors de laquelle Moscou pourrait causer de grands dégâts à ses infrastructures énergétiques, comme en 2025.