Il aurait violé un fidèle pendant près de vingt ans : un prêtre de 81 ans mis en examen annonce le parquet de Paris

Un prêtre de 81 ans a été mis en examen mi-août à Paris, soupçonné de viols répétés sur un fidèle entre 1997 et 2015, dès ses 12 ans. Trois autres personnes ont dénoncé des "faits similaires" prescrits. L’ecclésiastique, déjà signalé, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de tout contact.

Un prêtre de 81 ans a été mis en examen a appris l’AFP ce lundi 17 août auprès du parquet de Paris. Ce dernier est soupçonné d’avoir violé à plusieurs reprises un fidèle dès ses 12 ans, notamment aux scouts et lors des Journées mondiales de la jeunesse.

La victime, aujourd’hui quadragénaire, pour laquelle les faits ne seraient pas prescrits, avait déposé plainte en juin 2024. Elle dénonçait "des agressions sexuelles et viols répétés lors de camps de louveteaux, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse" de 1997 à Paris, "et en différents lieux paroissiaux", à partir de ses 12 ans, a relaté le parquet, qui a confié l’enquête à la brigade de protection des mineurs.

4 autres victimes

Au total, quatre victimes aujourd’hui adultes ont dénoncé des "faits similaires", mais ils remontaient aux années 1979 à 1986 pour trois de ces victimes et étaient prescrits, a précisé le parquet, confirmant une information du Figaro et du Parisien.

Le prêtre mis en cause avait déjà été interdit d’officier auprès de mineurs entre 2018 et 2020 à la suite d’autres signalements auprès du diocèse, a-t-il ajouté.

Mis en examen mi-août

Un juge d’instruction a mis en examen le prêtre mi-août, et l’a placé "sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec toutes les personnes qu’il a pu fréquenter alors qu’elles étaient mineures, dans le cadre de ses fonctions", a précisé le parquet.

L’homme se voit reprocher des viols sur plusieurs périodes, notamment lorsque la victime était mineure, depuis 1997, mais également bien après ses 18 ans, et jusqu’en 2015, lorsqu’elle était âgée d’une trentaine d’années.

Sollicité par l’AFP, le diocèse de Paris n’a pas donné suite dans l’immédiat. Il a indiqué au Figaro avoir pris des mesures depuis le 30 octobre 2024 à l’encontre de l’ecclésiastique, qui a exercé dans diverses églises parisiennes, lui interdisant d’exercer, ainsi que tout contact avec des mineurs.