Il a violé sa fille et deux de ses belles-filles: le Héronnais écope de 5 ans de prison, avec arrestation immédiate à la clé

La sentence est tombée ce lundi 31 août 2026. Un père de famille de Héron était poursuivi pour avoir abusé de deux de ses belles-filles et de sa propre fille de 2003 à 2017. L'homme a finalement été condamné à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Huy, dont quinze mois assortis d'un sursis. Une peine sévère qui s'est accompagnée, fait rare, d'une arrestation immédiate demandée par le Ministère public. Le Héronnais, désormais détenu, devra également s'acquitter des frais de procédure, qui s'élèvent à un peu moins de 1.400€.

L'homme était poursuivi pour des faits d'abus sexuels extrêmement graves commis pendant 14 ans sur trois jeunes filles, toutes issues de sa sphère familiale. Les faits décrits à l'audience précédente allaient d'attouchements jusqu'au viol, en passant par l'exhibitionnisme. Les expertises réalisées ont mis en évidence un syndrome post-traumatique chez chacune des trois jeunes femmes.

Une première démarche en 2022

La plus jeune des victimes, Tania*, s'était présentée en 2022 au commissariat, accompagnée de sa mère, pour porter plainte, après s'être confiée à une camarade de classe, des années après les faits. C'est cette démarche qui avait permis dans la foulée l'ouverture de ce dossier qui a abouti devant le tribunal correctionnel de Huy en mai 2026.

Ce n'était pas la première fois que le prévenu, âgé de presque 60 ans, était inquiété pour des gestes déplacés sur une jeune fille. En 2013 déjà, Wendy*, une demi-sœur de Tania, plus âgée, avait fugué du domicile familial pour se réfugier chez une amie chez qui elle restera deux années. C'est le PMS de son école qui avait décidé d'introduire une première plainte, classée sans suite à l'époque après que la mère de la jeune fille ait démenti les dires de son enfant auprès des enquêteurs

La dernière victime, Sarah*, est la plus âgée des trois femmes. Dans son cas, les attouchements ont commencé en 2003, alors qu'elle était âgée de 10 ans à peine. Elle a subi durant deux années des atteintes à son intégrité sexuelle.

Alcoolisme et menaces

Dans son réquisitoire, la substitut du procureur du roi avait requis une peine de cinq années de prison, insistant sur l'ampleur et la durée des faits. L'avocat des parties civiles avait pour sa part dénoncé un climat familial marqué par l'alcoolisme et les menaces, et réclamé un euro provisionnel de dommages et intérêts, dans l'attente d'une expertise médicale destinée à évaluer précisément les séquelles subies par les victimes.

Après la lecture du jugement, le tribunal, composé de trois juges, s'est retiré pour délibérer sur la pertinence ou non de procéder à son arrestation immédiate. Celui-ci a finalement été emmené en cellule par les policiers, malgré les arguments avancés par son avocate qui a mis en avant sa santé fragile: "Mon client a fait un arrêt cardiaque il y a plusieurs semaines, il possède une adresse en Belgique et suit une formation", a-t-elle souligné. "Je dois absolument me faire soigner", a protesté l'homme, mais en vain.

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