Honda : Luca Marini lâche une vérité surprenante sur Joan Mir
Luca Marini impressionné par Joan MirCredit Photo - Icon Sport
Le 14/08/2026
Le contraste entre Luca Marini et Joan Mir au sein de l’équipe Honda officielle continue d’être particulièrement marqué cette saison. Alors que l’Espagnol affiche régulièrement une vitesse impressionnante sur un tour, notamment en qualifications et lors des courses Sprint, l’Italien semble davantage capable de construire ses résultats sur la durée.
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Le Grand Prix de Grande-Bretagne, disputé à Silverstone, a une nouvelle fois illustré cette différence de profils. Joan Mir avait pourtant montré de belles dispositions tout au long du début de week-end. Rapide en qualifications puis performant lors de la Sprint, le pilote Honda semblait en mesure de réaliser une solide prestation le dimanche. Mais sa course s’est finalement terminée prématurément après avoir été percuté par Álex Rins. Cette nouvelle chute est venue alourdir un bilan déjà compliqué pour l’Espagnol, qui compte désormais 13 chutes en course cette saison.
À l’inverse, Luca Marini a connu un week-end plus discret dans un premier temps. L’Italien n’est notamment pas parvenu à accéder à la Q2 et a dû s’élancer depuis la 15e position sur la grille. Pourtant, lorsque les conditions de course ont été réunies, le pilote Honda a progressivement remonté le peloton pour finalement franchir la ligne d’arrivée à la neuvième place.
Cette capacité à transformer un départ difficile en résultat solide explique en partie l’écart considérable qui sépare les deux équipiers au championnat. Marini occupe actuellement le top 10 avec 86 points, tandis que Mir pointe au 18e rang avec seulement 29 unités.
Une qualité de Mir qui fait la différence
Pour Marini, cette différence ne s’explique toutefois pas uniquement par la vitesse pure. L’Italien estime que Joan Mir possède une qualité particulière qui lui permet de faire la différence sur un tour lancé : son freinage. « Ce que je peux dire, c’est qu’il fait de l’excellent travail en qualifications. Actuellement, c’est le pilote qui freine le plus fort en MotoGP, et grâce à son freinage, il parvient à réduire un peu l’écart qu’on a du point de vue technique. Si je freine comme lui, ce que je réussis souvent en course, je suis plus rapide mais, s’il freine plus fort sur deux portions de freinage, je ne peux pas égaler son temps. Je dois constamment optimiser mon pilotage et aller dans la même direction avec la moto pour ne pas trop perdre en efficacité au freinage, car nos styles sont assez différents », a expliqué Luca Marini dans les colonnes de Paddock-gp.com.
« Avant, je perdais quatre dixièmes à chaque freinage, alors que maintenant je suis à un dixième et demi. En course, quand on est tous ensemble et qu’on ne peut pas freiner aussi fort à cause des autres pilotes devant, je suis toujours un peu plus rapide que lui. Par contre, quand on est seul pour faire le time attack, il arrive à faire la différence », a-t-il ajouté.
La concentration, l'autre avantage de Marini
L’Italien met également en avant sa capacité à se reconcentrer rapidement lorsqu’il commet une erreur. Pour lui, une erreur ne doit pas nécessairement compromettre l'ensemble du week-end. La faculté de repartir immédiatement et de retrouver son rythme constitue une qualité essentielle dans un championnat aussi exigeant que le MotoGP.
« Je me donne à 100%, j’utilise à chaque fois tout ce que j’ai, c’est pour ça que j’arrive toujours à être rapide le dimanche. J’aligne tout bien, en attaquant au maximum et en prenant tous les risques qui peuvent être pris. Bien sûr, je fais aussi des erreurs. [Dimanche], par exemple, je suis sorti large au virage 16 [à Silverstone], j’ai essayé de ne pas me faire dépasser par le pilote derrière moi, puis je suis revenu à 100 % dès le virage suivant. Il s’agit d’avoir la sensibilité nécessaire pour comprendre quand on a fait une erreur, pour essayer d’ajuster sa trajectoire et éviter de finir par terre. Ensuite, au virage suivant, on revient à 100 %. Je pense que c’est ce qui fait la différence. Au final, mon objectif est toujours d’être le meilleur pilote Honda et c’est ce que j’essaye de faire », a-t-il conclu.
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Pour résumer
Luca Marini estime que Joan Mir possède un avantage redoutable sur un tour : l’Espagnol est, selon lui, le pilote qui freine le plus fort. Cette qualité lui permet de briller en qualifications et en sprint, mais peut aussi lui coûter cher en course, où les freinages dépendent davantage du trafic et du pilote qui précède.
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