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    Jul 27, 2026

    Histoires de la côte belge : "Les prix des restos sont devenus indécents, tout ça pour un littoral défiguré... Maintenant je vais à la côte d'Opale"

    À côté des aficionados de la mer du Nord, il y a ceux qui n’y mettent pas (plus) un orteil, préférant la côte d’Opale ou les Ardennes. C’est le cas d’Anne-Marie. “Pour me vider la tête, j’ai besoin de marcher dans la nature, d’être au vert. Je sais que dès qu’un rayon de soleil perce, la Belgique entière se rue vers le littoral mais ce n’est pas mon truc”, dit-elle bien qu’elle ait gardé de vibrants souvenirs de colonies de vacances à Oostduinkerque.

    Rudy, lui, n’y va plus non plus. Cela remonte à l’époque de “Bye bye Belgium” et de “BHV”. Les problèmes communautaires ont ruiné son amour pour les plages belges. Il a ses habitudes désormais, avec ses deux chiens, à la côte d’Opale. “C’est plus sauvage et on parle français sans déranger”, résume-t-il.

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    Bernard, pareil. Il allait régulièrement à la mer jusqu’à ses 25 ans et en a gardé d’excellents souvenirs en famille et entre amis. “L’accueil y était chaleureux, l’horeca était abordable… Puis progressivement, l’agressivité linguistique a pris le pas sur l’accueil, les prix des restos sont devenus indécents, tout ça alors même que la côte belge (hormis 2 exceptions De Haan et le Zwin) est défigurée.”

    Il n’y met plus les pieds et préfère tant la côte d’Opale que la côte hollandaise, “nettement plus belles et préservées. De plus, un moules-frites (excellentes Bouchot) est à 16€ (moitié prix de la côte flamande) et un accueil tellement plus agréable !”

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    De ce désamour, Xavier rit pourtant de bon cœur. Lui continue de s’arrêter côté belge à chaque passage vers la côte d’Opale, où ses parents ont acheté une maison. Il a laissé ses rêves d’enfant et quelques bonheurs gustatifs à la côte belge.

    “Je m’arrête à la boulangerie acheter des galettes fourrées à la vanille, je mange une sole ou une croquette aux crevettes. Je ne vais pas à Knokke mais entre Ostende et La Panne, cette moitié-là me plaît toujours autant. C’est typique. Le tram est mythique comme les pêcheurs à cheval et le Meli Parc (aujourd’hui Plopsaland, NDLR). C’est chouette de revenir, de longer le canal de Nieuport, d’acheter un poisson qui sort du bateau. Mon cœur est resté à Oostduinkerke ou à Saint-Idesbald, même si à la côte d’Opale, c’est moins construit, plus sauvage et il y a de vieux restes de bunker avec lesquels on peut bien rigoler aussi. Mais il n’y a pas de cuistax et d’esprit belge. ” Béton, prix, agressivité linguistique : la liste des griefs est longue. Et pourtant, chaque été, les Wallons et les Bruxellois reprennent fidèlement le chemin des vagues belgo-flamandes.

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