Heart Of The Beast avec Brad Pitt : quel est le point commun avec The Revenant et John Wick ?
Dans "Heart of the Beast", Brad Pitt partage l'affiche avec un berger allemand. Pour préparer cet acteur à quatre pattes, la production a fait appel à un dresseur animalier de renom. Voici les coulisses de cette collaboration.

Par Laëtitia Forhan
Onze ans après Fury, le réalisateur américain David Ayer retrouve Brad Pitt pour Heart of the Beast, un thriller d’aventure au cœur des paysages sauvages de l’Alaska. L’acteur y incarne James, un ancien membre des forces spéciales, qui se retrouve isolé avec son chien Odin après un crash d’avion. Seuls, face à une nature aussi magnifique qu’impitoyable, ils vont devoir unir leurs forces pour espérer survivre.
Mais au-delà du film de survie, Heart of the Beast raconte surtout une histoire de confiance et de loyauté entre un homme et son chien. Et la véritable star du film pourrait d’ailleurs bien être le berger allemand, particulièrement impressionnant.
Andrew Simpson, un spécialiste des animaux de cinéma
Ce dernier a été dressé par Andrew Simpson, dresseur animalier réputé qui possède une solide expérience du cinéma et de la télévision. Ce dernier est un habitué des tournages difficiles avec des canidés. Il a notamment travaillé avec les loups de The Revenant d'Alejandro González Iñárritu, et a ensuite participé au dressage des deux bergers malinois de Sofia, le personnage joué par Halle Berry dans le film d'action John Wick : Chapitre 3 - Parabellum.
Le travail a consisté à préparer les chiens à des mouvements complexes. Les animaux devaient pouvoir évoluer dans des scènes d'action très physiques, tout en répondant aux commandes et en restant à l'aise sur le plateau.
Paramount Pictures
Instinct Animals for Film, la société du dresseur, travaille avec différentes espèces animales pour le cinéma et la télévision. Il est également connu pour son travail avec les loups de Game of Thrones et sur Fallout.
Un chien de sauvetage devenu acteur
Pour trouver le chien capable d'incarner Odin, un ancien chien-soldat toujours traumatisé par la guerre, l'équipe a recherché des animaux en Nouvelle-Zélande, lieu de tournage du long-métrage censé se dérouler en Alaska. C'est ainsi qu'Uber a été choisi. Le berger allemand avait un passé singulier : il appartenait à un sauveteur de montagne.
Cette expérience a notamment retenu l'attention de David Ayer. Dans une interview accordée à GQ, le réalisateur explique qu'Uber semblait particulièrement à l'aise dans des situations exigeantes. Lors d'une scène tournée en hélicoptère, le chien se montrait calme et détendu, comme s'il connaissait déjà ce type d'environnement. Ce qui l'a poussé à le choisir. D'autant plus que la production ne disposait que de douze semaines pour préparer l'animal, contre une vingtaine habituellement.
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Brad Pitt a dû apprendre à travailler avec son partenaire canin
Le berger allemand étant de quasiment toutes les scènes, il devait être fin prêt au moment du tournage. Le cinéaste ajoute au micro d'Entertainment Weekly : "Nous avons mis Odin en tête de la liste des acteurs. Brad se considérait vraiment comme un second rôle par rapport au chien."
Pour autant, Brad Pitt a eu un double rôle sur le tournage. Il devait à la fois interpréter son personnage, gérer le chien et rester concentré sur les exigences du tournage, notamment physiques.
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David Ayer commente : "Brad était aussi un peu le dresseur de l’animal. Il doit gérer le chien. Il doit rester dans son personnage, créer cette présence, exercer son incroyable talent d’acteur, tandis que le chien peut très bien être là-bas en train d’essayer de mordre une abeille qui passe près de lui. Sa capacité à gérer tout cela était donc vraiment incroyable."
Une difficulté que Brad Pitt a lui-même évoquée puisqu'il admet qu’avoir pour seul partenaire à l’écran un chien pendant 95 % du film a été "un véritable défi". Il ajoute à EW : "J’ai vraiment appris à connaître notre héros. Je devais toujours avoir des friandises sur moi, et au milieu d’une scène émouvante, il commençait à s’éloigner. Je devais m’arrêter et dire : "Uber, viens ici, mon pote. Tiens", puis me replonger immédiatement dans l’émotion du moment. Je suis donc devenu assez habile à cela, ce qui n’est certainement pas à la portée d’un débutant. (rires)"
Entre grands espaces sauvages, tension et survie,Heart of the Beast est à découvrir au cinéma dès ce mercredi.