Haute-Saône. Triple meurtre à Gy : la grand-mère battue et tuée à coups de couteau, un acte "d'une grande violence" selon l'autopsie
Alors qu’il apparaissait déjà que les deux enfants tués à Gy ce mercredi 2 septembre ainsi que leur père, auteur présumé des faits, ont succombé à des tirs causés par une arme à feu, l’autopsie indique que leur grand-mère aurait, quant à elle, été tuée à coups de couteau. Le médecin légiste évoque un acte « d’une grande violence ».
L'Est Républicain -
Aujourd’hui à 13:09 | mis à jour aujourd’hui à 14:22
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Des zones d’ombre subsistaient à la suite de la découverte de quatre corps sans vie, ce mercredi 2 septembre à Gy. Le voile a été levé ce samedi, après que les autopsies ont été réalisées. « L’hypothèse privilégiée à ce stade de l’enquête est que le père de famille, en instance de séparation, aurait donné la mort aux trois autres personnes avant de retourner l’arme contre lui », rappelle dans un premier temps Arnaud Grécourt, procureur de la République, dans un communiqué.
Concernant les causes des décès, les deux enfants, âgés de 6 et 10 ans, ont été touchés par un tir d’arme à feu unique porté à la face postérieure du tronc. « Le médecin légiste indique que ses constatations permettent d’envisager un tir à courte distance. Il n’a par ailleurs été relevé aucune autre lésion suspecte sur le corps des enfants », souligne Arnaud Grécourt.
Des analyses complémentaires ordonnées
Concernant la belle-mère de l’auteur présumé, âgée de 74 ans, la mort est la conséquence d’une hémorragie majeure, consécutive à trois coups de couteau portés dans le thorax et l’abdomen. « Le médecin légiste relève que ces coups ont été portés avec une grande violence. Il constate également sur le visage, les membres supérieurs et le thorax des ecchymoses consécutives à des coups portés ou à des saisies. Par ailleurs, les constatations effectuées au niveau du cou sont fortement évocatrices d’une strangulation manuelle, qui a pu participer au décès dans une moindre mesure », peut-on lire dans le communiqué.
L’auteur présumé des faits aurait, quant à lui, fait usage de son arme « à bout touchant » au niveau de son menton.
Des analyses complémentaires ont été ordonnées afin de préciser les circonstances de la commission des faits.