Un père condamné à six mois de prison ferme pour avoir menacé une enseignante
20 Minutes avec AFP
Publié le 10/09/2026 à 20h21 • Mis à jour le 10/09/2026 à 20h21
Un père de famille a été condamné jeudi à six mois de prison ferme pour avoir menacé de mort une enseignante de l’école de son fils au Fauga, près de Toulouse. Le président du tribunal, Fabrice Rives, a dénoncé des « propos extrêmement inquiétants », d’une « grande violence », faisant référence à l’assassinat de Samuel Paty. Le tribunal a également prononcé les peines complémentaires requises par la procureure, dont l’interdiction d’entrer en contact avec la victime ou de se présenter devant l’établissement pendant trois ans.
A l’audience, le prévenu a présenté ses excuses. Se définissant comme « très, très protecteur de (s) es enfants », il a ajouté : « je ne suis pas quelqu’un de violent à la base, je ne sais pas ce qui m’est arrivé ce jour-là ». Les faits remontent au vendredi 4 septembre : convoqué après une punition infligée à son fils de 10 ans, il s’en était pris à une enseignante à l’extérieur de l’école et l’aurait donc menacée de décapitation.
Condamnations du ministère et du rectorat
Le recteur de l’académie, Karim Benmiloud, a condamné « avec la plus grande fermeté ces faits particulièrement graves ». « Les professeurs doivent pouvoir exercer leur mission sans peur : la menace et l’intimidation ne peuvent en aucun cas être tolérées », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, a également réagi sur X. « Aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier. S’en prendre à l’un d’entre eux, c’est s’en prendre à l’institution tout entière », a-t-il déclaré, en apportant son soutien à l’équipe pédagogique et aux familles. La protection fonctionnelle a été accordée à l’enseignante.
Protéger les personnels de l’Education nationale
L’affaire doit aussi donner lieu à l’une des premières applications d’un décret publié fin juillet destiné à protéger les personnels de l’Education nationale contre les menaces et violences de parents d’élèves. Le dispositif permet de contraindre un élève de primaire, collège ou lycée à changer d’établissement lorsqu’un parent « compromet gravement » son « fonctionnement normal ».
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La mesure, contestée par les syndicats, peut aussi être appliquée lorsque le comportement d’un « membre de la famille », en lien avec la scolarité de l’élève, « fait peser un risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d’un membre de la communauté éducative ».