Haaland au Real Madrid ? Un ancien de City lâche une phrase qui en dit long - Sport.fr
Huit ans. C’est ce qu’il reste à Erling Haaland sous les couleurs de Manchester City, un bail hors norme qui court jusqu’en 2034. Sur le papier, une forteresse imprenable. Dans les faits, presque personne n’y croit vraiment.
Joleon Lescott, lui, a osé le dire tout haut. L’ancien défenseur des Citizens, interrogé par GOAL, avoue qu’il serait surpris de voir le Norvégien aller au bout de son contrat. Un pavé dans la mare ? Pas tout à fait. Plutôt une confirmation à demi-mot de ce que le microcosme du football pressent depuis des mois.
Le timing n’a rien d’anodin. Car Haaland sort d’une Coupe du monde 2026 de feu, celle qui a vu la Norvège se hisser dans le grand rendez-vous planétaire pour la première fois depuis 1998. Forcément, ses prouesses ont ravivé les convoitises. Et une adresse revient, encore et toujours, comme un refrain lancinant : le Santiago-Bernabéu.
Mais attention à ne pas s’emballer. Le message de Lescott, en réalité, se veut plutôt rassurant pour les supporters mancuniens. Selon lui, aucun départ n’est à craindre dans l’immédiat — deux, peut-être trois saisons encore à l’Etihad, le temps pour l’avant-centre de courir après le record de buts en Premier League. De quoi nourrir un appétit déjà insatiable.
Reste l’avertissement, glissé l’air de rien. Le Real Madrid, et tous les autres prétendants, feraient bien de préparer leurs comptes en banque. Toute indemnité pour s’offrir le buteur serait, dixit l’ancien international anglais, tout sauf négligeable. Rarement un contrat aura autant ressemblé à un coffre-fort. Traduction : City tient les manettes. Ce bail XXL signé jusqu’en 2034 n’est pas qu’un symbole — c’est un rempart contre les appétits madrilènes, et la garantie que rien ne se fera au rabais.
Les chiffres, eux, parlent d’eux-mêmes. Cent soixante-deux buts en cent quatre-vingt-dix-huit apparitions sous le maillot ciel et blanc. Une machine. Une anomalie statistique, presque. À 25 ans, le Cyborg n’a pas encore atteint son pic — et c’est bien ce qui donne des sueurs froides à la concurrence européenne.
Il y a aussi le contexte du club à intégrer. Nouvelle ère à Manchester, nouveau visage sur le banc avec Enzo Maresca aux commandes depuis cet été. Dans ce vaste chantier de reconstruction, le Norvégien fait figure de pierre angulaire. L’homme autour duquel tout se bâtit. Le vendre maintenant ? Impensable.
Alors, quel verdict ? Le feuilleton Haaland-Real n’est pas près de s’éteindre — ces histoires-là ne meurent jamais tout à fait. Mais pour l’heure, les dés semblent jetés du côté de l’Etihad. Rendez-vous dans deux ou trois ans, peut-être, pour un nouvel épisode. En attendant, en voilà une sortie qui va faire causer dans les chaumières.