Guerre en Ukraine : Coup dur pour les Ukrainiens, Donald Trump ne soutient pas la demande de Kyiv d’utiliser Starlink pour frapper la Russie sur son territoire
Kyiv souhaiterait utiliser des terminaux Starlink pour maintenir une liaison de communication avec des drones opérant au-delà de la frontière russe. Les cibles potentielles incluraient des lanceurs de missiles balistiques, des postes de commandement et d’autres infrastructures militaires. Donald Trump n’aurait pas exprimé de soutien clair à cette proposition, tandis qu’aucune autorisation publique de SpaceX n’a été annoncée.
L’Ukraine aurait demandé à Donald Trump d’intervenir auprès d’Elon Musk afin d’autoriser l’utilisation de Starlink sur des drones capables de frapper des cibles militaires russes jusqu’à 200 kilomètres à l’intérieur du territoire russe. Mais le président américain n’aurait pris aucun engagement en faveur de cette demande.
Une demande formulée à la Maison-Blanche
Selon le Financial Times, Volodymyr Zelensky aurait abordé la question avec Donald Trump lors d’une rencontre à la Maison-Blanche en juillet. Le président ukrainien aurait demandé à son homologue américain de discuter avec Elon Musk de l’utilisation de Starlink sur des drones de longue portée. Cependant, Donald Trump n’aurait pas répondu favorablement à son homologue.
La demande concernerait des missions menées jusqu’à 200 kilomètres à l’intérieur du territoire russe. Cette distance permettrait notamment de viser des lanceurs de missiles balistiques, des centres de commandement et d’autres installations militaires avant ou pendant la préparation d’attaques contre l’Ukraine.
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Quel rôle pour Starlink ?
Starlink ne constituerait pas, à lui seul, un système de guidage autonome. Les terminaux installés sur les drones pourraient surtout permettre de maintenir une liaison de communication avec les opérateurs ukrainiens pendant des missions à longue distance.
Une telle liaison pourrait faciliter la transmission de données, la supervision de la mission et certaines mises à jour en vol. Selon les éléments rapportés par Kommersant, elle pourrait également présenter des avantages face à certaines opérations de brouillage radio. Cela ne signifie toutefois pas que le réseau satellitaire serait insensible aux perturbations électroniques.
L’enjeu porte donc moins sur l’autonomie des drones que sur leur capacité à rester connectés au-delà de la ligne de front. La portée opérationnelle réelle dépendrait aussi du type de drone, de son autonomie, de la couverture disponible, des conditions de brouillage et des restrictions appliquées par SpaceX.
Des restrictions au-delà de la frontière russe
L’Ukraine utilise déjà Starlink pour des communications militaires et civiles dans les zones qu’elle contrôle, ainsi que dans certains territoires ukrainiens occupés par la Russie. En revanche, le fonctionnement du service est limité à l’intérieur du territoire russe.
Cette restriction complique l’emploi de drones ukrainiens au-delà de la frontière. Sans liaison satellitaire stable, les appareils peuvent être davantage dépendants de leur autonomie préprogrammée, de relais intermédiaires ou d’autres moyens de communication potentiellement plus exposés au brouillage.
Les informations disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer précisément quelles fonctions de Starlink seraient actuellement bloquées, ni selon quelles modalités techniques SpaceX pourrait autoriser ou restreindre un usage particulier.
La décision relève de SpaceX, qui contrôle l’accès au réseau Starlink et notamment de son fondateur et dirigeant Elon Musk.