Guerre en Ukraine : au moins deux morts dans des frappes russes sur Kiev
Au moins deux personnes ont été tuées jeudi 24 septembre dans une série de frappes russes sur Kiev, où des journalistes ont entendu des dizaines de violentes explosions en pleine alerte aux missiles. 2
Au moins une vingtaine d’explosions ont eu lieu, selon ces journalistes, précédées d’une alerte lancée par l’armée de l’air ukrainienne, qui a averti que des missiles balistiques russes se dirigeaient vers la ville. « La capitale est attaquée par des missiles balistiques. Restez dans les abris ! » a écrit sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko.
Cette nouvelle attaque est survenue au moment même où, aux États-Unis, le président ukrainien Volodymyr Zelensky rencontrait des membres du Congrès américain pour leur demander de renforcer les sanctions contre Moscou. « Une fois de plus, les principales cibles de leur attaque ont été Kiev et les infrastructures civiles, des immeubles d’habitation, une maternité, des installations énergétiques et des infrastructures logistiques. On sait déjà que deux personnes ont été tuées », a déploré Volodymyr Zelensky sur Telegram, faisant également état de plusieurs blessés et de personnes coincées sous les décombres d’immeubles touchés.
Les autorités d’Odessa (sud) ont également évoqué des frappes russes contre cette grande ville portuaire sur la mer Noire. Mercredi, une série de bombardements russes avaient déjà fait au moins sept morts en Ukraine, dont deux à Kiev. La capitale ukrainienne, qui compte environ 3 millions d’habitants, est depuis plusieurs jours la cible d’attaques particulièrement intenses, dans un contexte de nette intensification des frappes à longue portée des deux côtés du front.
Proposition de « moratoire »
« Chaque attaque de ce type a lieu parce que la pression exercée sur l’agresseur n’est toujours pas totale, et la Russie croit qu’elle peut poursuivre sa terreur balistique », a poursuivi Volodymyr Zelensky, en réclamant le durcissement des sanctions contre la Russie et l’envoi d’intercepteurs de missiles en Ukraine.
« Nous n’allons pas faire de pause dans notre opération militaire spéciale », l’expression utilisée par Moscou pour qualifier le conflit, a averti de son côté le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU. « L’Europe veut obtenir une pause, pour l’utiliser pour approvisionner en armes » l’Ukraine, a-t-il affirmé.
L’Ukraine a elle-même intensifié ses frappes en Russie, visant à répétition ces derniers mois des raffineries et dépôts de pétrole ainsi que des entrepôts des géants de l’e-commerce Wildberries et Ozon. La veille, Volodymyr Zelensky s’était dit « prêt » à un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques si Moscou faisait de même, alors que son homologue américain Donald Trump lui a reproché ces dernières semaines d’aggraver la pénurie mondiale de gazole en visant les raffineries russes.