Un accord entre l’Iran et Oman pour partager les revenus de passage à Ormuz
20 Minutes avec AFP
Publié le 26/08/2026 à 20h34 • Mis à jour le 26/08/2026 à 20h34
Ils y sont arrivés. Oman et l’Iran tentaient depuis plusieurs semaines de définir les modalités d’une reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, que Téhéran verrouille depuis le début de la guerre en février. Riverains de ce passage stratégique au cœur de la guerre au Moyen-Orient, les deux pays ont négocié l’ouverture d’un « couloir temporaire » de navigation et ainsi que le déminage du détroit. Mais ils ne se sont pas accordés sur sa réouverture complète, que Téhéran conditionne à la fin de la guerre avec les Etats-Unis.
Le protocole d’accord signé le 17 juin par les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre a volé en éclats. Or, ce texte prévoyait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer « annoncer bientôt » ce nouveau couloir », et « des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre ».
Washington toujours contre l’imposition d’un péage
Mercredi, les Gardiens de la révolution iraniens, impliqués dans ces pourparlers selon le vice-ministre, ont annoncé que « certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit » et « dans ses revenus », alors que Washington s’oppose catégoriquement à l’imposition d’un péage dans le détroit. Toutefois, la République islamique exige des concessions des Etats-Unis, un arrêt de la guerre « sur tous les fronts » et une levée du blocus américain sur les ports iraniens avant d’envisager une quelconque réouverture, comme l’a répété Kazem Gharibabadi.
Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Iran, a précisé les contours de cette route provisoire à l’agence de presse Tasnim : les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes. Il a ajouté qu’une fois un accord provisoire conclu, les deux parties se donneraient entre 30 et 60 jours pour négocier une route permanente.