GSK envisage de supprimer jusqu’à 1.217 emplois : l’entreprise donne des précisions

GSK n’envisage pas de fermer ses sites en Belgique, malgré l’annonce mercredi d’un vaste plan de restructuration menaçant jusqu’à 1.217 emplois. « On ne parle pas du tout de fermeture, au contraire », a assuré Elisabeth Van Damme, porte-parole du groupe pharmaceutique, à l’issue du conseil d’entreprise extraordinaire. Elle répondait ainsi aux craintes exprimées par les syndicats quant à l’avenir des différentes implantations. Les représentants des travailleurs seront d’ailleurs reçus ce mercredi à 16 h par Bart De Wever au Seize rue de la Loi.

La direction entend garantir la pérennité de ses activités en adaptant son organisation à l’évolution du marché et aux nouvelles technologies, soutient-elle.

« Rester compétitifs »

« L’idée de ces changements est justement de rester compétitifs à l’avenir et de garantir la pérennité de nos sites en Belgique », a insisté Elisabeth Van Damme. Ceux-ci restent, selon elle, essentiels au réseau mondial de GSK.

Le groupe dispose notamment dans le pays d’un centre de recherche et développement figurant parmi ses trois plus importants au monde. Le site de Wavre est, quant à lui, l’un des plus grands sites mondiaux de production de vaccins.

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La Belgique représente actuellement plus de 50 % des volumes de vaccins produits par GSK dans le monde. Le groupe entend maintenir cette activité, tout en poursuivant ses investissements dans la recherche et le développement. « Nous continuerons à produire des vaccins pour le monde entier », a assuré sa représentante.

Une restructuration sur deux ans

La restructuration annoncée mercredi, qui pourrait s’étaler sur deux ans, prévoit la suppression d’un maximum de 1.217 postes, dont 735 cadres et 482 employés. Les ouvriers sous contrat à durée indéterminée ne sont pas concernés à ce stade. Selon Elisabeth Van Damme, cette différence s’explique par la nature des fonctions visées par le projet de réorganisation, qui concernent exclusivement les employés et les cadres.

La direction justifie cette transformation par plusieurs facteurs. Le groupe a annoncé en juillet un programme mondial destiné à réallouer des ressources vers le développement de médicaments et de vaccins jugés particulièrement prometteurs, notamment dans le domaine de l’oncologie. Il souhaite parallèlement simplifier son fonctionnement, réduire la complexité de certaines procédures et recourir davantage à la digitalisation et à l’automatisation.

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GSK doit également composer avec une diminution de la demande mondiale pour certains vaccins. C’est notamment le cas de son vaccin contre la grippe, confronté à l’arrivée de nouveaux concurrents et de technologies plus récentes. « On voit une érosion, probablement dans les vaccins les plus anciens », a expliqué Elisabeth Van Damme. À l’inverse, le vaccin contre le zona, Shingrix, demeure l’un des produits phares du groupe.

La porte-parole estime toutefois que la crise sanitaire liée au covid ne peut expliquer à elle seule la restructuration annoncée. Les vaccins ne représentent qu’environ un tiers du chiffre d’affaires mondial du groupe, qui dispose également d’un important portefeuille de médicaments, notamment spécialisés.

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Interrogée sur les avantages publics dont bénéficie GSK en Belgique, estimés à 481 millions d’euros par les syndicats, Elisabeth Van Damme a précisé que le groupe avait recours à des mécanismes fiscaux prévus par la réglementation, sous certaines conditions. Ces avantages sont, selon elle, liés aux investissements réalisés dans l’innovation et ne constituent pas des aides publiques directes.

Consultation avec les représentants du personnel

La direction souhaite désormais entamer rapidement la procédure d’information et de consultation avec les représentants du personnel. Une première réunion pourrait se tenir vendredi, sans que cette date soit encore définitivement confirmée.

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« Nous voulons être transparents sur nos intentions et apporter de la clarté à nos collaborateurs », a souligné Elisabeth Van Damme. La direction dit avoir prévu des mesures d’accompagnement dans les prochains jours, consciente de l’inquiétude suscitée par cette annonce.