Grièvement brûlée samedi dans une voiture, la victime se trouve toujours entre la vie et la mort, l’acte criminel s'éloigne
l'essentiel Un homme de 48 ans a été hospitalisé samedi après avoir été grièvement brûlé dans l’incendie de son utilitaire, dans le quartier des Izards, au nord de Toulouse. Malgré les premiers soins, le pronostic vital de cet homme reste engagé. Les investigations menées par la police se poursuivent. L’hypothèse criminelle, envisagée au départ sur fond de trafic de drogue, est peu à peu écartée. Les explications.
Plongée dans le coma pour éviter de trop souffrir, une victime se bat pour sa vie dans le service des grands brûlés à l’hôpital Rangueil de Toulouse. Cet homme âgé de 48 ans a été pris en charge samedi en début d’après-midi après avoir été extrait d’un véhicule utilitaire embrasé par les flammes. Les pompiers, alertés à 14 h 24, ont rapidement déployé des lances pour bloquer les flammes qui gagnaient plusieurs véhicules sur le parking. Quatre ont, quant à eux, été détruits, dont celui où se trouvait Fethi.
Au départ de l’enquête, samedi, les policiers ont récupéré différents témoignages qui évoquaient des violences sur la victime. Certains affirmaient même qu’il avait été passé à tabac juste avant les faits, dans le parking de sa résidence située à quelques mètres du drame. "Ces violences tiennent davantage de la rumeur que de la réalité. Du moins jusqu’à nouvel ordre", prévient un enquêteur, prudent.
Pas une figure du trafic
Le quartier des Izards, au nord de Toulouse, a été le théâtre de nombreux règlements de comptes ces derniers mois et années. Un garçon a encore été abattu dans la soirée du samedi 2 mai, sur fond de guerre pour le contrôle des points de deal de ce quartier. Et samedi, dans les heures qui ont suivi ce drame spectaculaire, les habitants craignaient qu’un nouveau pas dans la violence ait été franchi.
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Pour étudier l’hypothèse, le parquet a d’ailleurs saisi de l’enquête samedi les spécialistes de la division de la criminalité spécialisée et organisée. Des policiers qui gèrent les différentes affaires de règlements de comptes, et pas seulement aux Izards. Ce lundi, après plus de 48 heures d’investigations, ces anciens de la PJ se montraient plus prudents. "Pas grand-chose ne lie cet homme avec le trafic de produits. Et il n’est pas identifié comme membre d’une des équipes qui luttent pour le contrôle du quartier", avance une source qui connaît les arcanes du milieu des trafiquants.
État de santé "très préoccupant"
Sollicité, le parquet de Toulouse affiche la même précaution mais admet "que l’hypothèse d’un suicide semble aujourd’hui privilégiée". Fethi, 48 ans, aurait d’ailleurs, dans le passé, déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et samedi en début d’après-midi, rue Virginia-Woolf, si un pompier volontaire ne s’était pas trouvé là par hasard, il est probable que la victime n’aurait pas survécu. "Son état de santé reste très préoccupant, confie un membre du parquet. On ignore si la médecine va pouvoir le sauver."
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Il faudra plusieurs jours, et même plusieurs semaines si cet homme résiste aux premiers actes médicaux, pour connaître ses chances de guérison. En attendant de bonnes nouvelles, les policiers poursuivent leur travail. Pour définitivement privilégier une piste.