Grève des pompiers à Bruxelles : Boris Dilliès se dit prêt à négocier "24h/24, 7j/7"
Le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) s'est dit vendredi "prêt à négocier de manière constructive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7" avec les syndicats des pompiers bruxellois, une fois que ceux-ci auront clarifié leurs revendications prioritaires. Le conflit social, entamé mardi, se poursuit pour une quatrième journée.
Boris Dilliès rappelle avoir écouté les représentants syndicaux ces derniers jours. Après l'échec des discussions mercredi, il a réuni jeudi un Conseil des ministres extraordinaire qui lui a donné mandat de formuler de nouvelles propositions. Celles-ci prévoient notamment 132 recrutements d'ici à la fin de 2027, la création d'un cadre spécifique pour les ambulanciers ainsi qu'une enveloppe de dix millions d'euros en faveur du Service d'incendie et d'aide médicale urgente (Siamu).
Les syndicats des pompiers bruxellois maintiennent la grève malgré les nouvelles propositions du gouvernementCes propositions n'ont toutefois pas permis de mettre fin à la grève. Selon le responsable de l'ACV (CSC) Steven Gilissen, le ministre-président avait conditionné une reprise des négociations à une suspension préalable du mouvement. Les syndicats avaient rejeté cette demande et maintenu leurs actions, estimant que les annonces du gouvernement ne s'accompagnaient pas de garanties suffisantes sur leur mise en œuvre.
Vendredi, Boris Dilliès affirme pour sa part que les organisations syndicales "ont choisi de poursuivre la grève et de formuler de nouvelles revendications". Il les invite désormais à "clarifier quelles sont leurs revendications prioritaires". "Une fois que les syndicats auront réalisé cet exercice, je serai prêt à négocier de manière constructive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7", a-t-il déclaré à Belga.
Le caporal Pablo Nyns (CGSP) conteste cette analyse. "Nous voulons négocier aujourd'hui, mais sur des engagements concrets", a-t-il indiqué à Belga. Selon lui, les propositions du gouvernement comportent "beaucoup de communication" mais restent insuffisamment étayées, notamment concernant les recrutements, l'affectation des dix millions d'euros annoncés et le futur cadre ambulancier.