Grèce: près de 200 migrants secourus au large de la Crète et transférés vers des îles en mer d'Égée
Près de 200 de migrants ont été secourus en l'espace de trois jours par la police grecque au large de la Crète entre vendredi 21 et dimanche 23 août 2026. Le ministère des Migrations indique que ces demandeurs d'asile devaient être transférés dans des centres d'accueil de deux îles en mer d'Égée.
Publié le : 23/08/2026 - 21:57
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Selon l'agence de presse grecque ANA, au moins 131 personnes ont été secourues vendredi 21 août 2026 au cours de deux opérations de sauvetage, près de l'île de Gadvos, à environ 40 km au sud de la Crète, sur le chemin de la Libye.
Lors d'une première opération, « un véhicule aérien sans pilote de Frontex a repéré une embarcation transportant 43 ressortissants étrangers à environ 20 milles nautiques au sud de Gavdos. Les personnes à bord ont été secourues par un navire de Frontex et acheminées vers le port de Paleochora », en Crète.
Une deuxième opération a suivi peu après dans la même zone, avec deux autres embarcations transportant au total quelque 88 étrangers. « Un navire de la force européenne a été là aussi mobilisé et les migrants secourus et acheminés vers Paleochora », a détaillé l'ANA.
Les migrants transférés sur des îles en mer Égée
Samedi, c'est « un pétrolier de passage, sous la coordination du Centre conjoint de coordination de sauvetage (JRCC), qui a localisé et secouru environ 33 étrangers à bord d'une petite embarcation », toujours au sud de l'île de Gavdos, vers où ils sont en cours de transfert, selon l'ANA.
Ces migrants seront transférés « de manière strictement proportionnée » de la Crète vers des centres d'accueil sur les îles de Lesbos et Samos, en mer Egée, avant leur possible transfert vers d'autres structures en Grèce continentale, a souligné le ministère des Migrations.
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Inquiétudes des autorités locales
« Il n'y aura aucune charge supplémentaire pour les îles concernées », a voulu rassurer le ministère, face aux inquiétudes des autorités locales des deux îles. Malgré ces assurances, une réunion à huis clos s'est tenue dimanche à Mytilène, chef-lieu de Lesbos, sous l'égide du maire de l'île, a rapporté le site d'information local Sto Nissi.
Au total, près de 200 demandeurs d'asile étaient attendus dimanche à Lesbos, et 200 sur l'île voisine de Samos, selon ce média local. Depuis plus d'un an, la Crète et l'îlot proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d'entrée des demandeurs d'asile en Grèce. La Crète ne dispose que d'une structure d'hébergement provisoire pour les demandeurs d'asile mais le ministère a promis la création d'un centre d'accueil prochainement.
« Graves incidents » dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile
De « graves incidents » ont par ailleurs éclaté dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre d'accueil temporaire pour demandeurs d'asile de Sintiki, fermé et gardé, situé à Serres (nord), « lorsqu'un groupe d'étrangers a attaqué des policiers à coups de pierres et a tenté de s'enfuir », a rapporté dimanche la télévision publique.
Quatorze personnes ont été arrêtées et 5 étrangers ont été blessés, a indiqué le ministère de la Protection du citoyen, dans un communiqué cité par les médias. « Un groupe d'individus a jeté des pierres sur les forces de police, causant des dégâts dans l'établissement. Ils ont également coupé la clôture en grillage et 41 personnes se sont échappées », dont 17 ont pu être ensuite arrêtées, a expliqué le ministère.
« D'importants dégâts ont été constatés » et « une aile entière du bâtiment a été détruite », selon ERT, qui a évoqué des incidents à « l'intensité inédite » ayant nécessité l'envoi en renfort d'un peloton de police anti-émeute depuis Thessalonique.
Fervent défenseur d'une stricte politique migratoire, le ministre Thanos Plevris s'est félicité récemment de la baisse de plus de 35% du nombre de demandeurs d'asile en Grèce au cours des sept premiers mois de 2026. Le ministre grec oeuvre actuellement avec ses homologues en Allemagne, en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas pour la création dans un pays hors de l'UE des centres de retour (hub returns) destinés au renvoi des demandeurs d'asile déboutés.
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