"Nous avons le devoir de faire mieux" : l'échec de la fin de saison dernière, le mercato... Bru dit tout
Le manager de l’Union Bordeaux-Bègles Yannick Bru a pris le temps de revenir sur les enjeux de cette intersaison après un dernier printemps où les Girondins ont de nouveau goûté au parfum de la victoire en Champions Cup, avant de manquer la qualification en phase finale du Top 14. Après l’analyse de cette perte de vitesse en fin d’exercice, le manager bordelais décrypte les évolutions mises en place, les nouveaux renforts et évoque la situation de ses joueurs en fin de contrats au mois de juin prochain.
Un grand bonheur en Champions Cup, puis une désillusion en Top 14… Comment avez-vous vécu cette dernière saison ?
C’est à nouveau une saison positive, puisqu’on a accroché un nouveau titre majeur. Mais c’est une saison qui se termine par un goût d’inachevé, en n’étant pas à la hauteur des espoirs qui étaient placés en nous par nos supporters. C’est une saison mitigée, qui reste quand même une troisième saison de construction avec un titre majeur. Je pense donc qu’on est toujours sur notre chemin global de progression, parce que l’UBB progresse bel et bien d’année en année. Mais pour des raisons qu’on a analysées avec l’ensemble du staff avant la reprise, nous n’avons pas été performants en Top 14. Nous avons le devoir de faire mieux sur cette quatrième année. Néanmoins, c’est une saison qui reste malgré tout très positive. Il est rare dans une carrière d’être champion d’Europe, et encore plus rare de l’être deux fois d’affilée. On a atteint des moments de performance qui étaient incroyables, des moments où j’ai vraiment senti que notre équipe progressait, dans l’équilibre de ses forces. Mais cela reste une saison inaboutie. Je le dis souvent aux joueurs : dans notre monde, le dernier qui parle a raison. La dernière fois qu’on s’est exprimé, nous avons été faibles. Tout cela a laissé place à l’analyse, à l’autocritique. Maintenant, c’est place à l’action, à l’entame de cette quatrième année en responsabilité ici.
On dit souvent que trois saisons, c’est le temps d’un cycle. Est-ce aussi votre avis ?
Dans une organisation comme la nôtre, il faut continuer à nourrir les joueurs, et faire que nos joueurs progressent. On a beaucoup d’internationaux. Ça veut dire qu’on est exigeants avec eux, mais ils sont aussi très exigeants avec nous. Ça a été trois années formidables, avec quatre finales disputées, deux titres majeurs remportés, donc des moments inoubliables de construction. Mais ce n’est pas assez. On doit encore progresser pour être aussi en raccord avec les moyens qui sont mis à notre disposition par le club. Il faut sans cesse regarder devant, se renouveler, innover, modifier l’organisation. C’est aussi cette spirale qu’on aime, elle génère l’adrénaline.
Ainsi, vous avez décidé d’effectuer des modifications dans votre staff, avec notamment le départ de Christophe Laussucq…
Je voudrais dire tout le respect que j’ai pour "Kiki". Nous avons joué quatre finales en trois ans et obtenu deux trophées, et sa contribution à ces résultats-là a été forte et réelle. C’est vraiment un remerciement appuyé car j’ai beaucoup de respect pour ce qu’il a apporté. Maintenant, une organisation comme la nôtre demande de l’innovation, du changement, de la nouveauté et aussi une redistribution des rôles, parfois. Je suis le garant pour l’instant de ces évolutions, de ces changements pour la compétitivité du club. Les succès du passé ne garantissent pas les succès du futur, surtout dans un environnement concurrentiel comme le nôtre. J’assume cette évolution du secteur défensif puisqu’Aurélien Cologni est le nouvel entraîneur de la défense de l’UBB. Mais j’insiste aussi sur tout le respect que l’on doit à "Kiki", qui nous a quittés dans des termes respectueux.
Est-ce que cela vient aussi du constat que vos concurrents lisent aujourd’hui mieux votre jeu ?
Nous ne sommes pas les seuls à opérer des changements. Dans beaucoup d’équipes du Top 14, il y a une rotation qui se fait dans les responsabilités, notamment au niveau des coachs experts. Ce renouvellement est nécessaire parce qu’on est scannés, on est étudiés. Voilà, s’agissant de la défense, en Top 14, je pense qu’on a une marge de progression qui est réelle. Toutes les équipes nous connaissent. Il faut que l’on se montre constant et en évolution permanente sur nos points forts, et qu’on progresse dans les secteurs où nous avons les plus grosses marges.
Quels sont-ils ?
Je ne vais pas en parler ici, pour ne pas donner à ceux qui ne les auraient pas vues nos pistes de réflexion ! (rires) Mais je pense que l’ADN de l’UBB 25-26, elle était connue par tous les gros challengers en Top 14 et c’est d’ailleurs pour ça qu’on a perdu trop de matchs. Nous avons tourné avec une moyenne de points insuffisante et en dessous des standards qui sont les nôtres.
Qu’en est-il de la situation de Thibault Giroud, qui est absent depuis la reprise ?
Thibault est en arrêt de travail depuis quelques semaines maintenant. Déjà, je n’ai pas pour habitude de commenter les dossiers médicaux de nos joueurs. Il y a une part de secret médical qui est importante, donc je n’ai pas à m’exprimer là-dessus.
Quels ont été les axes de travail au niveau du recrutement, pour renforcer l’équipe ?
On travaille de concert avec la direction du club et notamment de Laurent Marti, qui est un appui fort sur la construction du futur en termes d’effectifs. Notre credo, depuis deux ans maintenant, c’est rétablir un équilibre de nos forces. On sait que derrière, au niveau de notre ligne de trois-quarts, on a une force de frappe qui est importante, qui est là, qui fait partie de notre actif. La volonté, c’était l’année dernière de densifier notre huit de devant, de le densifier en nombre, mais aussi en rudesse, en épaisseur physique. Donc cette année, on a recruté Lasha Pkhakadze, pilier polyvalent et très prometteur de Nevers, à qui il faudra forcément un temps d’adaptation, mais qui coche pas mal de qualités qui nous intéressaient. On a aussi pris Alex Moon, dans une logique d’être plus tout-terrain, et de densifier encore notre pack. Et puis, bien sûr, Tom Willis, qui souhaitait retrouver le Top 14 et plus particulièrement le club. Ces trois renforts devant sont dans notre logique de densification de notre pack, de rééquilibrage de nos forces. Et puis, derrière, on a recruté deux jeunes rookies, Thomas Delpeuch et Hugo Amogadro, comme l’UBB aime le faire, parce qu’il faut qu’on anticipe nos plans de succession au niveau de notre ligne de trois-quarts. Ça fait beaucoup de saisons maintenant que l’UBB, et même avant que j’arrive, investit sur des jeunes à très fort potentiel. Hugo et Thomas s’inscrivent dans cette logique. Et enfin, face à l’indisponibilité longue de Rohan Janse van Rensburg, il a fallu qu’on se couvre avec un polyvalent derrière. C’est Dan Du Plessis, un joueur qui aurait pu déjà nous rejoindre il y a trois ans mais qui avait choisi de rester aux Stormers. On le connaît bien avec Noel McNamara. On lui a dit : mieux vaut tard que jamais ! Il est venu voir ce qui se passait du côté de l’UBB. Il n’est pas forcément dans le profil brutal attendu des Sud-Africains, mais c’est un bel athlète, polyvalent, qui a aussi de très bonnes mains, avec de l’expérience.
Dans l’analyse de la saison, les nombreuses et longues absences de certains joueurs ont-elles été scrutées ?
Une des conclusions de l’analyse de la saison dernière a été l’indisponibilité d’une partie de notre effectif. En tout cas, les blessures ciblées et souvent aux mêmes postes. Les neufs, par exemple, avec Martin Page Relo et Max Lucu qui ont été blessés longuement la saison dernière. Les centres, Nicolas Depoortere, Yoram Moefana, Rohan Janse Van Rensburg blessés. Les deuxième ligne avec Adam Coleman et Cyril Cazeaux. Enfin, nos troisième ligne, Jean-Luc Du Preez, Pierre Bochaton, Marco Gazzotti ou Romain Gardrat. On a déploré des blessures concentrées sur les mêmes postes et sur des périodes qui ont duré. Donc l’analyse du "pourquoi" a été aussi un élément important de notre réflexion. C’est un des paramètres qui nous ont forcés, parfois, à surutiliser certains joueurs, ce qui nous a probablement conduits à avoir moins de carburant en fin de saison. J’ai l’impression que sur cette troisième année, on est un peu revenus sur les mêmes menaces qu’on avait connues en année 1. On s’était fait atomiser par Toulouse en fin de saison car nous étions plus ou moins cramoisis. Cela nous a poussés à une réflexion sur des nouveaux processus qu’on doit mettre en place au niveau du staff, pour cibler ce secteur de la disponibilité de l’effectif sur l’ensemble des onze mois de la saison.
D’autres éléments sont venus rappeler votre première saison à la tête de l’UBB, notamment ce manque de constance. Est-ce aussi votre avis ?
Pour être honnête, le récapitulatif de la "saison 3" a quasiment livré les mêmes constats que celui de la "saison 1". Pour des raisons différentes, probablement, que nous avons analysées. Nous avons disputé trente-neuf matchs en "saison 2", puis trente-cinq en "saison 3" avec aussi un apprentissage pour nous de la gestion des trois compétitions, à savoir la Champions Cup, le Top 14 et le parcours international d’une grande partie de notre effectif. Cet enchevêtrement des cibles, c’est aussi un apprentissage pour nous et on commence à avoir plus de connaissances et plus d’outils. Mais cette troisième année a été par moments hyper challengeante. On a eu l’impression d’être tout le temps sur la ligne de crête.
Vous évoquiez la lourde défaite en finale du Top 14 à Marseille, en 2024. Elle avait finalement été un accélérateur dans votre progression et non un coup d’arrêt. Votre récente élimination avant la phase finale du Top 14 peut-elle avoir le même effet ?
L’avenir nous le dira. La nature du sportif de haut niveau et du sport de haut niveau, c’est qu’il faut savoir utiliser le rebond. On est quand même bien tombés, en fin de saison en Top 14… Quand on prend une bonne gamelle, on a toujours envie de se relever et de recourir plus vite. Désormais, on va voir si ce temps de l’autocritique a été bon. Si cette autocritique est porteuse d’actions, d’actes et de faits pour que les choses changent. Il ne s’agit pas juste de rester dans l’analyse, il faut agir maintenant. J’ai le sentiment qu’il y a une énergie très positive depuis la reprise, que ce soit dans le squad ou l’encadrement de l’équipe. L’atmosphère est vraiment positive par rapport aux analyses qu’on a partagées de la saison passée. Mais la seule vérité, c’est celle des matchs, du terrain. On va essayer de traverser les matchs amicaux sans encombre, et surtout au rendez-vous de la J1, où on disposera de toutes nos forces.
L’été a été marqué par l’annonce du départ de Thomas Ramos du Stade toulousain au 30 juin prochain. On sait que l’UBB a aussi des joueurs importants en fin de contrat à l’issue de la saison, que les discussions autour de la prolongation de Louis Bielle-Biarrey sont en cours depuis un moment, que Marko Gazzotti anime actuellement le marché. Où en êtes-vous au niveau des prolongations ?
Déjà, ce que je peux dire, c’est que Louis Bielle-Biarrey, Marko Gazzotti, Nico Depoortere, Pierre Bochaton, qui font partie du noyau dur de notre effectif. Ils ont été recrutés jeunes et ce sont des joueurs sur lesquels le club a beaucoup investi. Ils commencent à le rendre, avec beaucoup de qualité. Ce sont les leaders du futur de l’UBB. Pour moi, il est inconcevable de les voir porter un autre maillot. Ce sont des joueurs, je le répète, sur lesquels Laurent Marti a beaucoup investi en temps et en argent. Personne au club ne comprendrait et n’accepterait qu’ils défendent les couleurs d’un autre club. Ils sont notre avenir.
Où en sont les discussions ?
Je suis assez confiant sur le fait qu’ils vont rester chez nous. Maintenant, on voit que tous les clubs sont confrontés à la problématique du salary cap. Elle est très challengeante puisque, dès qu’on a des joueurs de renommée internationale et qu’on veut les conserver, il faut respecter les équilibres. C’est très compliqué et c’est là où il faut aussi faire appel à la compréhension, à l’intelligence de tous ces joueurs-là pour leur dire qu’ils sont interdépendants. Notre capacité à garder tout le monde rejaillit aussi sur le bien-être de chacun. On parlait des blessures, de la densité des effectifs qu’il faut avoir pour mener de front les trois compétitions, avec en plus le Championnat des Nations, qui voudrait en fait qu’on fasse une mini-Coupe du monde entre deux Coupes du monde, en plus du Tournoi des 6 Nations. Il faut faire face à une multiplication des compétitions, à la densité de nos adversaires en Top 14 qui n’a jamais été aussi importante, donc une concurrence exacerbée. En même temps, nous avons besoin de récupération et de respecter la santé des joueurs, qui est un sujet important. Tous ces éléments rendent l’équation complexe. C’est difficile parce qu’au bout d’un moment, la bouteille du salary cap peut déborder. Il faut donc que ces joueurs-là comprennent qu’ils sont tous interdépendants. Il faut respecter tout le monde, mais il faut aussi que tout le monde respecte ce pacte collectif qui fait qu’on est performant à plusieurs. Il ne faut pas que ces joueurs aient seulement une vision individuelle de leur profit.
Vous parlez des équilibres financiers ?
Bien sûr que tous les joueurs doivent être rémunérés en fonction de leur contribution aux résultats de l’équipe, mais en respectant certains équilibres. Je suis optimiste sur le sujet parce que les joueurs dont on parle sont équilibrés, bien éduqués, respectueux. Je suis donc très confiant sur la capacité de Laurent et du club à garder ces joueurs-là chez nous. Et ils savent notre attachement à leur personne.
Qui d’autre est concerné ?
On parle de ces jeunes-là, qui sont le futur du l’UBB, mais il faut aussi parler de joueurs qui ont été admirables la saison dernière et qui sont aussi en fin de contrat. Je pense à Adam Coleman et Ben Tameifuna. Sans avoir été des jeunes rookies de l’UBB, ils font intégralement partie de la famille aujourd’hui. Ce n’est pas un moment facile pour Laurent, mais j’ai bon espoir qu’on arrive à trouver des solutions pour tout le monde.
Dans l’analyse de la saison dernière, faites-vous le constat que l’UBB est certainement trop dépendante de Maxime Lucu et Matthieu Jalibert ?
J’aimerais bien savoir quelle équipe, tous sports confondus, n’est pas liée par une dépendance à tous ces joueurs qui sont parmi les meilleurs du monde à leur poste. Donc, oui, c’est aussi une piste d’analyse, pour avoir une émulation saine autour de notre effectif. Mais comment ne pas être dépendant de joueurs qui, quand ils se sont sur le terrain, de manière régulière, sortent week-end après week-end des performances XXL ? Max et Matthieu ont montré cet été encore leur importance dans un système (avec l’équipe de France, N.D.L.R.). Vous imaginez bien qu’on ne crée pas des clones comme ça, du jour au lendemain. Donc, oui, on a une certaine dépendance. Oui, on doit travailler sur l’émulation au sein de notre effectif, sur la montée en compétences d’autres joueurs et également notre capacité à régénérer les joueurs dont on parle, qui donnent aussi beaucoup pour le maillot bleu. C’est un de nos axes de travail avec l’ensemble du club et l’ensemble du staff pour le futur.
Au-delà du simple talent, leurs présences semblent indispensables au niveau du leadership…
Oui, mais c’est quelque chose qui prend du temps pour se créer. Martin Page Relo nous a rejoints l’année dernière. Il a vécu sa première année à l’UBB avec un nouveau processus d’entraînement, un nouveau projet de jeu. Comme beaucoup de joueurs qui font leur première année chez nous, il a passé du temps à l’infirmerie. Je pense à Carlü Sadie, à Pete Samu. Souvent, beaucoup de gens disent : "Leur première année nous laisse sur notre faim", en parlant des recrues. On a l’exemple avec Pete ou Carlü, avec leur vrai décollage sur la seconde et la troisième saison. Je dis souvent à nos recrues : "attention la première année, soyons patients, soyons indulgents, parce qu’il y a un temps d’adaptation qui n’est pas négligeable chez nous, que ce soit sur les formats des semaines d’entraînement, sur les contenus". J’espère, puisqu’on parlait de Max Lucu et de Martin Page Relo, ou encore de Valentin Hutteau, que cette "année 2" va nous permettre de créer une émulation plus importante.
Le manager que vous êtes, qui a entraîné le XV de France, doit avoir en tête que cette saison sera forcément particulière avec la Coupe du monde dans le viseur pour beaucoup de vos joueurs. Êtes-vous en alerte là-dessus ?
On en revient à la gestion des trois compétitions, des trois cibles de nos joueurs sur la saison. On sait que la cible "Bleu, Blanc, Rouge" va occuper une place importante dès le mois de novembre. Il faut donc qu’on crée un environnement cohérent pour leur épanouissement, pour la poursuite de leurs objectifs individuels, tout en respectant le maillot de l’UBB. La lumière qui rejaillit sur tout le monde part toujours du maillot du club. Je sais donc que ça va être encore une saison qui va beaucoup nous challenger, mais on a la chance d’avoir des joueurs qui ont, quand même, je pense, depuis plusieurs années, mis une grosse dose de sagesse et de raison dans leur manière de fonctionner. On a des gars intelligents. Entre gens intelligents, on va arriver à trouver une manière de fonctionner qui respecte le maillot du club.
Matthieu Jalibert a disputé cet été deux matchs à l’arrière du XV de France. Avez-vous pu discuter avec lui de cette polyvalence ?
Déjà, je ne me permettrai pas de rentrer dans le débat sur le poste que va occuper Matthieu Jalibert en équipe de France. À l’UBB, il joue ouvreur. Et nous sommes contents de ce qu’il nous amène en 10. Je m’en tiens à mon rôle d’entraîneur de club. Ce n’est pas mon rôle ni ma place de commenter la position qu’on pourrait lui donner dans un autre système, dans une autre équipe.
Et si Matthieu Jalibert venait vous demander de jouer numéro 15 pour avoir plus de chances de disputer la Coupe du monde, quelle serait votre position ?
À l’UBB, nous avons Romain Buros qui doit vivre. J’ai oublié de le citer, mais il a été un des joueurs blessés longuement la saison dernière. Il est un de nos leaders naturels. Il a passé quasiment la saison dernière à l’infirmerie. Donc nous avons Romain Buros et nous avons aussi Louis Bielle-Biarrey, qui peut dépanner à l’arrière. Nous avons aussi Xan Mousquès, qui est un numéro 15 de formation, tout en étant polyvalent. Nous sommes déjà très bien armés au poste d’arrière. Je vais discuter avec Noel McNamara, mais il n’est pas du tout prévu que Matthieu joue à l’arrière.