Après la Malaisie, la F1 doit à nouveau jongler entre orages et fortes chaleurs à Singapour
Extrême. C'est assurément le qualificatif qui revient le mieux pour désigner le Grand Prix de Singapour. Si les pilotes et les machines ont souffert voici une semaine en Malaisie, la deuxième couche sera passée ce week-end dans la cité-état voisine.
De par la proximité entre les deux pays, les conditions météorologiques sont similaires à celles rencontrées à Sepang. Dans le paddock, les énormes ventilateurs brassent ainsi friture et sueur ! La FIA a ainsi décrété que l'épreuve était placée en "alerte canicule".
Ce décret, introduit pour la première fois en 2025, permet aux équipes d'équiper des systèmes avancés de refroidissement pour les pilotes pendant le week-end de course. Les systèmes ne sont pas obligatoires, cependant, et si les pilotes choisissent de s'en passer, leurs voitures seront équipées d'un lest de 5 kg pour compenser le poids des appareils.
C'est la quatrième fois cette année, après l'Autriche, l'Italie et la Malaisie, que l'alerte canicule est déclenchée sur la F1. "Conformément à l'article B1.5.10 du règlement, après avoir reçu une prévision de notre service météorologique officiel prédisant que la température sera supérieure à 31 °C pendant le week-end, l'alerte canicule a été déclenchée", a confirmé le directeur de course, Rui Marques.
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Mais les fortes chaleurs ne sont pas la seule inconnue du week-end singapourien. Il y a aussi les averses tropicales qui avaient déjà malmené le GP de Sepang dimanche dernier. Si les nuages ne devraient pas crever samedi, il y a un réel risque d'orage pour dimanche, même si les dernières prévisions sont de plus en plus optimistes.
La Formule 1 espère éviter une répétition des scènes de Sepang, où des vitesses extrêmement basses derrière la voiture de sécurité ont déclenché un problème inattendu avec le logiciel FIA à Sepang, avec le départ virant au chaos. Les équipes ont dû télécharger le correctif d'urgence de la FIA avant que la course ne puisse recommencer.
"En conséquence, la configuration établie à Sepang sera rétablie pour Singapour si des conditions météorologiques similaires sont attendues. De plus, une nouvelle mise à jour du logiciel pour les courses par temps humide sera instaurée pour le GP des États-Unis prévu le 25 octobre", précise la FIA.
Un qui n'a cure de tout cela, c'est Lewis Hamilton qui fait la danse de la pluie pour ce week-end. "J'adore rouler sous la pluie mais hélas, on ne peut courir sur piste humide comme avant, s'est lamenté le pilote Ferrari. Personnellement, j'estime qu'il faut rouler même quand les conditions sont extrêmes car nous sommes poussés à la limite."
Car il en faut entre les jambes pour pratiquer le sport automobile. Ce qu'une société qui aime se faire peur doit parfois se rappeler…
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