Google proche d’un accord d’1 milliard de dollars pour l’énergie nucléaire
Google est sur le point de signer un contrat nucléaire d’au moins 1 milliard de dollars avec Constellation Energy. Après Amazon, Microsoft et Meta, ce géant discret de l’atome devient le fournisseur de toute la tech.

Car l’intelligence artificielle (IA) a un appétit colossal en énergie. Les data centers tournent jour et nuit, et nécessitent une alimentation stable que l’éolien et le solaire ne garantissent pas à eux seuls. Mais le nucléaire, lui, coche toutes les cases : une production continue sans émission de CO2.
Problème, construire de nouveaux réacteurs peut prendre plus de dix ans. Et les géants de la tech sont dans l’urgence, ils se rabattent donc sur les infrastructures qui existent déjà. Un nom revient sans cesse dans cette ruée : Constellation Energy.
Cette entreprise, méconnue chez nous, exploite plus de réacteurs nucléaires que n’importe quelle autre aux États-Unis. En 2024, elle a signé un contrat avec Microsoft s’étendant sur 20 ans pour relancer un réacteur de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Meta s’est, pour sa part, assuré toute la production de la centrale de Clinton, dans l’Illinois, à partir de 2027.
Et la semaine dernière, Amazon lui a acheté pour 690 mégawatts, dont une partie provient de la modernisation de la centrale de Calvert Cliffs, dans le Maryland. Google devrait leur emboîter le pas dès cette semaine, révèle Bloomberg avec un contrat portant sur plusieurs années. Reste à savoir quelle centrale fournirait l’électricité, et en quelle quantité, car l’information n’a, pour l’instant, pas filtré.
Le retour en force de l’atome
Ce n’est pas une première pour la firme de Mountain View. Elle multiplie les initiatives similaires depuis plus d’un an, et va même ressusciter une centrale nucléaire à l’arrêt depuis six ans dans l’Iowa. Le mois dernier, Google a aussi accepté de participer aux frais de modernisation de deux centrales en Géorgie, bien que l’accord doive encore être validé par les autorités.
C’est un retour en force de l’atome. Au début des années 2010 pourtant, le monde semblait doucement s’en détourner en raison des risques sécuritaires, illustrés par la catastrophe de Fukushima, mais aussi des coûts de maintenance extrêmement élevés. Mais l’IA a totalement redistribué les cartes, et les géants du cloud foncent sur cette technologie pour alimenter leurs ogres de data centers. Sans oublier le recours au gaz naturel, de plus en plus convoité par ces mêmes entreprises.
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