Généalogie : retrouver ses ancêtres et ses racines familiales
Généalogie : une mode en plein développement depuis les années 1960
Autrefois, on déménageait moins et les métiers, comme les habitations, se transmettaient souvent de génération en génération. Ceux qui souhaitaient connaître le prénom de leurs ancêtres n’avaient souvent qu’à faire une petite promenade au cimetière du village.
Mais tout a changé ! On déménage plus souvent. On perd le lien, puis la mémoire… Et un beau jour, on réalise qu’on connaît à peine le prénom de nos grands-parents, et pas beaucoup plus.
C’est là que la généalogie — l’étude de la filiation au sein d’une famille — intervient. Le but : réaliser un arbre généalogique qui rassemble les membres de la famille et permet, d’un seul regard, d’embrasser plusieurs centaines d’ancêtres, de cousins, de petits-cousins…
Comment commencer son arbre généalogique
Se lancer dans la réalisation d’un arbre généalogique, ça peut devenir l’aventure d’une vie pour ceux qui vont chercher à remonter très loin dans l’histoire. Mais cela commence souvent par une question posée à ses parents ou à ses grands-parents.
Réaliser son arbre généalogique, c’est finalement une occasion formidable d’animer les réunions de famille et de discuter avec les anciens. On recherche les noms, les dates de naissance et, parfois, les anecdotes deviennent croustillantes !
Pour ceux qui veulent encore remonter le temps, ou qui n’ont pas la chance d’avoir encore des membres de leur famille auprès d’eux, il reste bien sûr l’étude des archives et des vieux documents pour remonter le fil de leur histoire.
Rechercher ses ancêtres dans les archives et sur Internet
Les recherches se poursuivent alors sur Internet, où beaucoup de sites proposent de mettre à disposition leurs bases de données. Cela peut être aussi l’étude des registres administratifs de naissance, de mariage et de décès, de plus en plus souvent accessibles gratuitement en ligne.
Et quand ces archives n’ont pas été numérisées, il reste le recours au « généa-tourisme », qui consiste à se rendre dans chaque mairie à la recherche des actes originaux.
Évidemment, certaines archives municipales n’ont pas résisté à la guerre ou au temps qui passe, mais rassurez-vous : il reste encore les archives notariales, les registres paroissiaux… Bref, beaucoup de façons de creuser le plus loin possible dans le temps !
Les associations de généalogie pour chercher ensemble
Si remonter ses origines jusqu’aux arrière-grands-parents est relativement facile, fouiller les archives à travers l’histoire pour remonter au temps des rois et des châteaux forts peut s’avérer bien plus complexe.
Les archives existent, mais où les trouver ? Et comment déchiffrer un parchemin souvent écrit en latin, par exemple ? Ou en néerlandais, quand notre arbre généalogique aventure ses racines de ce côté-là de la frontière ? Les associations sont une bonne solution pour trouver les bonnes informations… et parfois la motivation !
Paul Povoas, président de l’association « Généalo 59-62-02-Belgique », conseille aux généalogistes en herbe de se lancer ! Comme il l’indique : « Nous aidons régulièrement nos membres à trouver les bons documents, à organiser leurs recherches. Beaucoup de gens de tous horizons viennent nous voir. »
Il suffit de croiser les membres de l’association dans un salon pour s’en rendre compte : la généalogie intéresse vraiment tout le monde, des plus jeunes aux moins jeunes.
Même si certains ne sont pas à l’abri de mauvaises surprises : « J’ai connu une personne qui semblait vexée de découvrir qu’un de ses aïeux était cultivateur. Elle a voulu arrêter immédiatement les recherches en apprenant la nouvelle », s’amuse Paul, qui a également lancé, avec les membres de l’association, un portail Internet qui aide les généalogistes dans leurs recherches.
À noter que l’association, basée à Wasquehal, dans les Hauts-de-France, réunit près de 650 membres et participe régulièrement à des salons ou à des manifestations.
Charlemagne est de votre famille !
Le saviez-vous ? Il est fort probable que Charlemagne fasse partie de vos ancêtres, comme il fait partie de l’arbre généalogique de n’importe quel Français et de n’importe quel Européen.
Cela peut sembler bizarre, mais c’est mathématique. Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, 16 arrière-arrière-grands-parents… et, si on remonte ainsi jusqu’à l’an 800, cela se traduit par des milliards d’ascendants, alors que la population de l’époque ne compte pas plus de 12 millions d’individus.
La seule explication possible, c’est donc que ces contemporains de Charlemagne se retrouvent dans l’arbre généalogique de chaque Français d’aujourd’hui.
Et pour ceux qui viennent d’ailleurs dans le monde ? C’est juste une question de temps : si on remonte suffisamment loin, mathématiquement, nous sommes tous cousins !