Gard. Maire d'Alès menacé de mort : le premier mis en examen affirme avoir « agi seul »
Le jeune homme, mis en examen mardi soir dans l'information judiciaire portant sur les menaces visant le maire d'Alès (Gard), a affirmé aux policiers « avoir agi seul », a indiqué ce mercredi le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
Cette mise en examen, révélée mardi par l'AFP et Le Parisien, est la première prononcée dans ce dossier très sensible, ouvert après l'exfiltration en juillet, en pleine nuit, de l'édile LR d'Alès. Le suspect, âgé de 20 ans, est poursuivi pour participation à une association de malfaiteurs criminelle en bande organisée, ainsi que pour « menace, violence ou acte d'intimidation envers un élu public pour qu'il accomplisse ou s'abstienne d'accomplir un acte de son mandat », d'après le communiqué du Pnaco.
Détention d'armes
Il est aussi mis en examen pour menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un élu public. Le jeune est également inquiété sur un volet armes: pour détention non autorisée d'armes de catégorie B (catégorie regroupant notamment les armes de poing, les carabines ou fusils semi-automatiques), et pour transport sans motif légitime d'armes.
Des sources proches du dossier ont indiqué mardi que le mis en cause, boucher de profession, s'était spontanément présenté au commissariat « pour avouer avoir posté la lettre » destinée au maire d'Alès, Christophe Rivenq. Le 24 septembre, « un homme âgé de 20 ans et originaire du Gard s'est présenté spontanément au commissariat d'Alès, revendiquant dans ses dernières déclarations être à l'origine des menaces à l'encontre de cet élu et avoir agi seul », a de son côté indiqué le Pnaco.
Christophe Rivenq a fait l'objet de plusieurs menaces et actes d'intimidation: une enveloppe reçue le 16 juillet contenant deux balles de calibre 9 mm, et des tags écrits sur la clôture de sa maison. Le procureur d'Alès avait précisé que les inscriptions étaient « signées "DZ NG", donc DZ Mafia nouvelle génération » et « CVN pour Cévennes ».
« Menace d'une action violente »
Une autre alerte avait abouti à l'exfiltration du maire de son domicile, le 20 juillet - le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez évoquant alors la « menace d'une action violente ». Dans la foulée, des personnes cagoulées se revendiquant de la DZ Mafia ont diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du groupe criminel.
Le Pnaco s'est saisi des faits le 21 juillet. Après deux mois d'enquête, il a ouvert le 21 septembre 2026 une information judiciaire - ce cadre permet, de manière générale, de faciliter l'entraide internationale, d'avoir recours à des techniques d'enquête spéciale ou encore de délivrer des mandats d'arrêt.