Fusillades au quartier Empalot à Toulouse : l'homme blessé d'un coup de feu à la carotide reste dans un état stable, la seconde victime s'enfuit de l'hôpital
l'essentiel Trois fusillades en l'espace de 48 heures. Le quartier d'Empalot, à Toulouse, reste sous tension après un début de semaine éprouvant. Les deux victimes de mercredi ne sont toujours pas identifiées à ce stade. Le plus blessé, touché à la carotide, se trouve dans un état stable. L'autre, opéré du poignet, s'est enfui de l'hôpital. Le point sur l'enquête.
Sa blessure est très grave, mais "son état est stable". Opéré par les chirurgiens de l'hôpital Purpan, l'homme âgé d'une vingtaine d'années touché par balle à la carotide, mardi 6 octobre 2026, vers 12 h 30, quartier Empalot à Toulouse, s'accroche à la vie. Selon nos informations, il n'aurait pas encore été officiellement identifié. "Mais ça ne saurait tarder", soupire un connaisseur du dossier. Prélèvement ADN ou plus vraisemblablement relevé d'empreintes papillaires y pourvoiront.
Le blessé se fait la malle de l'hôpital
À ce stade, son état de santé n'a bien évidemment pas permis aux enquêteurs de la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée) de l'auditionner. Ces derniers misaient sur les explications du second blessé de la fusillade pour les éclairer.
Mais les médecins ont estimé, mercredi matin, que cet homme opéré après avoir reçu une balle dans le poignet, n'était pas en état pour cela. Et l'après-midi, au retour des policiers à Purpan, il s'était fait la malle. Peu enclin, sans doute, à "baver". Voire à demeurer une cible pour des tueurs qui seraient tentés de finir le boulot dans sa chambre aseptisée.
Deux hypothèses privilégiées
Qui sont ces deux hommes ? Et pourquoi ont-ils été visés par un tireur unique, qui s'est enfui à pied après avoir fait usage à plusieurs reprises de son arme, sous les yeux effrayés de nombreux témoins ? Plusieurs douilles de 9 mm auraient été saisies par les policiers sur la scène de crime, sur le parvis du supermarché d'Empalot.
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Dans l'esprit des enquêteurs, deux hypothèses principales sont sur la table. Et toutes deux ont pour toile de fond le contrôle du trafic de drogue dans le quartier. La première met en scène un trafiquant récemment sorti de prison qui voudrait remettre la main sur le "four" d'Empalot dont il aurait été "spolié" durant son incarcération. La seconde évoque deux bandes de "clandestins" potentiellement issues de Mostaganem (Algérie), en lutte pour le contrôle du "four". Sans que l'une ou l'autre de ces hypothèses ne se détache à ce stade.
Trois fusillades en 48 heures
Dimanche soir déjà, vers 21 heures, un homme vêtu de noir avait ouvert le feu en direction d'une boulangerie d’Empalot sans toutefois faire de blessé. Un client présent à l'intérieur du commerce était, semble-t-il, visé. Cinq étuis de 9 mm ont été retrouvés sur place. Pris en chasse par plusieurs équipages de police, le suspect était parvenu à s’enfuir à scooter.
Lundi, vers 13 heures, de nouveaux coups de feu ont retenti place Aline-Viadieu, sans faire de blessé. Ces trois fusillades en l'espace de 48 heures sont-elles liées ? Trop tôt pour l'affirmer avec certitude. Mais les enquêteurs de la DCOS ont bien été saisis par le parquet de Toulouse de l'ensemble de ces faits.