France: la quatrième vague de chaleur de l'été arrive et inquiète le sud-ouest en proie aux flammes
Mardi 28 juillet, Météo-France a officiellement placé 16 départements, dont la Gironde et les Landes, en vigilance orange canicule à compter de mercredi. Cette quatrième vague de chaleur en l'espace de deux mois suscite bien des craintes en France : les Français et les Françaises vont encore souffrir de la chaleur, et les incendies qui font rage dans le sud-ouest pourraient être favorisés par ces nouvelles températures très élevées.
Publié le : 28/07/2026 - 18:25Modifié le : 28/07/2026 - 21:12
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C'était annoncé depuis plusieurs jours, c'est désormais confirmé : après celle de fin mai, celle exceptionnelle qui s'est étendue sur les deux dernières semaines de juin, et celle qui a duré plusieurs jours autour de la mi-juillet, une quatrième vague de chaleur s'abat sur la France. Un nouvel épisode caniculaire qui a commencé de façon modérée ce mardi 28 juillet, avec 20 départements en vigilance canicule jaune « Soyez attentif », selon le baromètre de Météo-France. L'organisme de météorologie a pointé des « températures et nette hausse ».
Et ce sera pire mercredi 29 juillet. Pour cette journée, Météo-France a donc placé 16 départements en vigilance canicule orange « Soyez très vigilant ». Le service météorologique alerte sur le « début d'un nouvel épisode caniculaire sur le centre-est du pays » et pointe la situation dans le sud-ouest. Un « très fort pic de chaleur » est attendu à compter de mercredi sur la Gironde et les Landes, régions déjà touchées par d'importants incendies ces derniers jours. Les températures maximales seront « souvent comprises entre 38 et 41°C » en Aquitaine. Et « localement, les 42°C seront possibles sur l'intérieur des Landes et de la Gironde ».
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Un épisode caniculaire intense mais court
L'alerte canicule dans le sud-ouest inquiète énormément sur place, alors que les pompiers luttent depuis plusieurs jours face à un mégafeu qui a déjà ravagé 42 000 hectares et provoqué des dizaines de milliers d'évacuations. Le feu n'est toujours pas « fixé ». Pire, la préfète de Gironde, Sophie Broncas, a indiqué que les soldats du feu ont dû faire face à « 14 reprises de feu » mardi, un nombre « très important ». Mais « le feu est toujours stabilisé », a-t-elle ajouté. Les conditions climatiques attendues mercredi pourraient exacerber les flammes, d'où la peur grandissante.
Petit espoir tout de même : l'épisode caniculaire devrait, en Gironde et dans les Landes au moins, être court. Dès jeudi 30 juillet, Météo-France envisage de rétrograder les deux départements en vigilance jaune, « à la faveur d'une nette baisse des températures ». Ailleurs en France, la hausse prévue mercredi va « se généraliser à une grande partie » du pays, avec de fortes chaleurs « durables sur le centre-est ». Mais une « nette baisse » des températures est aussi attendue jeudi « sur une large moitié ouest » du pays.
Dans les hôpitaux, l'« angoisse » face à la chaleur et le scepticisme face aux climatiseurs mobiles déployés
La chaleur annoncée sera, encore une fois, particulièrement éprouvante pour les établissements de santé. Après les derniers épisodes caniculaires, la direction des hôpitaux de Paris indique avoir déployé plus de 5 700 climatiseurs mobiles dans ses 38 établissements. Mais les salariés ne sont pas rassurés. Aurélie, infirmière et déléguée syndicale, est catégorique : c'est insuffisant. « Cela ne permet pas de climatiser tous les bureaux, les couloirs... Ce n'est pas possible. Il y a des services climatisés, mais pas la totalité », confie-t-elle à Marius Laffont pour RFI.
Selon l'infirmière, il faudrait plus de personnel pour permettre des vacations plus courtes et s'exposer moins à la chaleur. Elle s'inquiète pour la santé des salariés de l'établissement public : « J'ai vu des collègues faire des malaises parce qu'elles ne se sentaient pas bien dans les services de soins, des services administratifs, des ateliers... Ça angoisse tout le monde. On se demande si on va supporter la chaleur cette fois-ci. »
Pour les patients aussi, le retour de la canicule est très dangereux. « Dans certaines chambres, lors de la dernière canicule, il faisait plus de 35°C. Des patients ont été transférés en réanimation parce qu'il faisait plus de 40°C et qu'il fallait les refroidir », se rappelle Aurélie. Les climatiseurs mobiles sont une solution temporaire. Ils permettent de « créer davantage d'espaces frais », explique la direction des hôpitaux de Paris, qui assure que les travaux de rénovation thermique des bâtiments les plus anciens vont s'intensifier dès la rentrée.
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