Frameries : Quatre ans de prison, il ira en appel pour tenter de retrouver sa liberté

Condamné à quatre ans et six mois de prison dans trois dossiers, un Framerisois a obtenu un sursis probatoire pour l'un des faits. Pour les deux autres condamnations, son opposition a été jugée irrecevable. Son avocat devrait désormais plaider sa cause devant la cour d'appel.

Un Framerisois espérait retrouver sa liberté en faisant opposition à trois jugements le condamnant au total à quatre ans et six mois de prison. Mais le tribunal correctionnel n'a que partiellement fait droit à sa demande.

Dans le dossier concernant la détention d'une arme, le tribunal lui a accordé un sursis probatoire de trois ans sur la peine de six mois de prison. Lors d'une perquisition, les policiers avaient découvert un pistolet ainsi que des munitions.

"Il est coupable. Il ne savait simplement pas que ces armes étaient soumises à autorisation", avait plaidé Me Callari, son avocat.

Hors délai

Pour les deux autres dossiers, en revanche, le tribunal a déclaré les oppositions irrecevables. Le prévenu avait été condamné à deux reprises à deux ans de prison, notamment pour un incendie volontaire et une extorsion. Or, ses oppositions ont été introduites au-delà du délai légal de trente jours.

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Le premier dossier concerne l'incendie volontaire d'une voiture, après un vol et un accident. Une soirée alcoolisée entre copains avait dégénéré et s'était terminée par le crash du véhicule. Un autre jeune impliqué dans cette affaire avait d'ailleurs écopé, la semaine dernière, d'une peine de travail après avoir lui aussi fait opposition à sa condamnation.

Extorsion contestée

Me Callari conteste également la participation de son client à l'extorsion. Dans ce dossier, un protagoniste déjà condamné avait affirmé que le Framerisois n'avait pas pris part aux faits.

"Le principal concerné a déclaré que mon client n'était pas mêlé à cette histoire. C'est lui qui mettait la pression sur un jeune afin qu'il règle une dette liée aux stupéfiants. Il manque, à mon sens, des éléments pour retenir sa participation", soutient l'avocat.

Mais sur le plan procédural, le délai d'opposition était dépassé. Le tribunal n'a donc pas pu examiner le fond de ces deux dossiers.

Me Callari devrait désormais porter le débat devant la cour d'appel. Avec un objectif clair : tenter de faire réexaminer les condamnations de deux ans et, à terme, permettre à son client de retrouver la liberté.