Football. Torres encore décisif et le Paris SG décroche le premier Classique de la saison, l'OM 17e de Ligue 1

En ce début de saison décousu, sans véritable outsider si ce n’est Monaco et avec des « cadors » qui balbutient encore, le PSG a tenu à envoyer un message : au jeu des rivalités ancestrales, on ne badine pas avec le Classique, perdu au Vélodrome pour la première fois en 14 ans la saison dernière, et sur lequel il a remis la main dimanche (2-1) en clôture de la 5e journée.

Pourtant, l’OM a longtemps donné la sensation qu’il pouvait résister à ce PSG toujours en rodage. Le club phocéen, qui a réussi à se signaler en début de rencontre avec de bonnes incursions d’Amine Gouiri (1re) et Amine Harit (4e), plombées par des approximations techniques et décisionnelles, et un centre fort d’Emerson (8e), a su faire le dos rond quand le club de la capitale a repris le contrôle de la rencontre. La défense marseillaise se trouvait constamment en rempart sur des frappes de Doué (8e, 12e) et Ruiz (12e), tout comme Jeffrey De Lange qui sortait bien devant Nuno Mendes par deux fois (7e, 10e).

Des Parisiens longtemps imprécis

D’autres fois, c’est l’imprécision parisienne qui permettait à un Vélodrome très clairsemé d’espérer, à l’image de ce lob tenté par Ousmane Dembélé juste au-dessus de la transversale (12e) ou de sa reprise de la tête complètement loupée alors qu’il se trouvait seul au second poteau (42e). C’en est même devenu caricatural en deuxième période, Khvicha Kvaratskhelia voyant sa Madjer raser le poteau de De Lange (52e), avant que Joao Neves ne manque sa tentative à bout portant (57e).

Luis Enrique n’a pas hésité à lancer son principal atout offensif depuis le début de saison, Ferran Torres, entré à l’heure de jeu. Un coaching payant puisque l’Espagnol n’a eu besoin que de 7 minutes pour couper un centre de Doué et mettre le PSG devant (1-0, 66e). Face aux vagues successives du PSG, difficile pour son rival de tenir, en dépit de toute l’imprécision des offensifs parisiens. Et un énième coup de boutoir, un centre venu de la gauche, a été repris victorieusement en deux temps par le capitaine Marquinhos (2-1, 75e).

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L'OM n'a pas démérité

Alors certes, entre-temps, l’OM avait miraculeusement fait son retard sur une inspiration personnelle d’Angel Gomes, qui a mystifié William Pacho dans la surface avant de tromper Matveï Safonov (1-1, 72e). Mais ce ne fut qu’un éclair dans la pénombre offensive de ces Marseillais qui ont progressivement levé le pied à mesure que les minutes défilaient, et qui ont été privés très tôt d’Igor Paixao, sorti après une vilaine blessure qui devrait le mettre sur le flanc plusieurs semaines (29e).

L’exclusion de leur capitaine Timothy Weah, pour un second carton jaune après une faute sur Mendes, n’a pas arrangé leurs affaires (77e).  « On a perdu, on ne prend pas de point donc on est très déçus ce soir, a déclaré Himad Abdelli qui a souligné le travail de ses coéquipiers. On a fait un gros match, on fait deux erreurs et on prend deux buts. C'est ce qu'on doit rectifier pour gagner des matches ».

Rien de bien réjouissant pour ces Marseillais relégables à l’heure de la trêve internationale et qui, en dépit des qualités montrées dimanche soir, ne voient pas leur saison s’éclaircir. Au contraire du PSG, qui remonte à la 6e place et renforce, d’une progressive étreinte, son emprise sur le championnat.