Football. Billetterie en berne, deux équipes en manque de points : vers un Classique OM-PSG moins passionné ?

Un choc, toujours, mais un peu moins éclatant qu’avant. Le bras de fer historique entre l’OM et le PSG, qui se tient ce dimanche au Vélodrome (20h45), a perdu en saveur à l’orée de cet exercice 2026-27. L’un des symptômes du (relatif) désamour ou désintérêt de Marseille pour l’OM de cette saison, privé de toute recrue par sa situation financière très dégradée, se constate d’ailleurs du côté de la billetterie.

Samedi matin, à 36 heures du match contre le vieux rival parisien, près de 5 000 places restaient en vente. « Je comprends la colère des supporters, a avoué l’entraîneur phocéen Bruno Genesio. Dans le contexte actuel du pays, c’est encore plus important de voir l’équipe qu’on supporte qui gagne. Je trouve même qu’ils ont fait preuve d’une grande patience et indulgence. »

Paris dans la douleur, Marseille sur un quatre à la suite

Car il faut dire que, pour une fois, le duel ne se jouera pas en très haute altitude, l’OM (13e, 3 points) et le PSG (8e, 5 pts) ayant tous les deux démarré poussivement leur saison. Alors que Paris a dû attendre le week-end dernier pour remporter, dans la douleur, son premier succès en L1 à Brest (1-0), l’OM a enchaîné jeudi face au Besiktas en Ligue Europa (4-1) sa quatrième défaite successive.

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Celle-ci a mis à nu toutes les faiblesses criantes d’un effectif rabougri par les contraintes imposées par la DNCG, l’UEFA et le propriétaire Frank McCourt, et le match de dimanche semble plus déséquilibré que jamais, malgré la victoire surprise de l’OM l’an dernier (1-0) au Vélodrome – la première pour le PSG depuis 14 ans.

Genesio : « On est capable d'inquiéter ce PSG »

Mais Bruno Genesio ne veut pas s’avouer vaincu pour autant : « Ce sont des matches à part. J’ai vécu ça avec Lyon contre City (en Ligue des champions en 2018, 2-2 et victoire 2-1). J’ai une équipe qui a de la fierté, de l’orgueil. On est capable d’inquiéter ce PSG à domicile, on se dit qu’on peut hisser notre niveau. »

Son homologue parisien Luis Enrique préfère rester prudent : « Ils ont changé l’entraîneur et beaucoup de joueurs sont partis, difficile de savoir ce qu’on doit attendre. » Pour l’entraîneur espagnol, qui devra certainement faire sans Achraf Hakimi, touché à une cuisse, le rendez-vous reste un match à part. « C’est impossible pour un joueur du PSG d’être relax avant un Classique. Impossible. On sait clairement quelle est l’importance de ces trois points pour l’équipe, mais aussi pour les supporters. C’est un match tellement différent qu’il n’y aura aucun joueur relâché », a-t-il assuré.

Monaco a mis la pression

Le match du Vélodrome est d’autant plus important pour les Parisiens qu’ils sont en léger déficit de points, le leader Monaco en comptant huit de plus qu’eux avant le coup d’envoi. Et Luis Enrique en attend bien plus de ses joueurs que ce qu’il a vu face à Brest : « Ce n’est pas le pire, mais le moins bon des quatre matches qu’on a déjà joués. Contre Monaco, on a joué un très bon match et on a perdu (2-1). Et les deux premiers matches qu’on a joués, Rennes et Lille (2-2), la même chose, on aurait mérité plus de points. » À ses hommes de corriger l’anomalie.