Finistère. Le corps d'une adolescente retrouvé, son père mis en examen pour meurtre

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Déjà poursuivi pour des viols incestueux sur sa fille, le suspect a reconnu sa mort et permis de localiser le corps, découvert mercredi à Châteaulin.

La rédaction avec AFP -

Hier à 23:56

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Photo d'illustration Sipa/Mourad Allili
Photo d'illustration Sipa/Mourad Allili

Un homme d'une cinquantaine d'années a été mis en examen et écroué pour le meurtre de sa fille adolescente, dont le corps a été retrouvé mercredi, enterré dans le Finistère, a annoncé le parquet de Brest. Né en 1971, il avait été placé en garde à vue mardi dans le cadre d'une information judiciaire pour enlèvement, séquestration et meurtre aggravé, selon un communiqué du procureur. Sa fille, née en 2009, était portée disparue depuis le 8 mars.

Déjà mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour des infractions sexuelles commises sur elle, le suspect a reconnu qu'elle était morte et donné des éléments permettant de localiser le corps. « Il évoquait une altercation, au cours de laquelle il aurait frappé sa fille, faits selon lui survenus le dimanche 8 mars 2026, en son domicile situé au Relecq-Kerhuon », dans l'agglomération de Brest, a détaillé le procureur Stéphane Kellenberger. Mercredi, les enquêteurs ont découvert un corps « compatible avec celui d'une mineure, enterré en la commune de Châteaulin », au sud de Brest. Le quinquagénaire encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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Des viols dénoncés dès 2024

En novembre 2024, l'adolescente avait confié dans un cadre scolaire avoir été victime « de viols de la part de son père, entre ses 11 et 14 ans », et évoqué « une possible administration d'un médicament à ces occasions », selon le parquet. Les trois filles mineures de la famille avaient alors fait l'objet d'un placement provisoire, mais l'enquête pénale ouverte n'avait pas pu aboutir dans l'immédiat : la victime n'avait pas souhaité évoquer les faits avec les enquêteurs, et sa famille « ne rapportait aucun élément pouvant confirmer ou infirmer les propos de la mineure ».

Ce n'est qu'après la disparition de l'adolescente, en mars, que ses sœurs ont confirmé « le comportement déplacé » de leur père, « ainsi que des passages à l'acte ». En avril, l'homme avait été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour « viols incestueux et agressions sexuelles sur mineure, administration de substance nuisible et soustraction de mineure ».

119 - Allo enfance en danger

Toute victime ou témoin de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences sur un enfant peut appeler le 119, confidentiel et gratuit, 7j/7 et 24h/24, même en cas de doute sur une situation.

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