Fillette de 5 ans retrouvée morte chez son père : "Aucun signalement inquiétant", les révélations du procureur

Le 21 septembre 2026, une fillette de 5 ans a été retrouvée morte au domicile de son père, dans le quartier Saint‑Georges à Blois (Loir‑et‑Cher). Quelques jours plus tard, le procureur de la République dévoile un dossier suivi par la justice, mais décrit comme dépourvu de "signalement inquiétant".

Dans un communiqué, Stéphane Javet, procureur de Blois, indique que la mort de l’enfant serait liée à une intoxication médicamenteuse, encore "à confirmer par les analyses toxicologiques diligentées par le parquet", explique-t-il. Il ajoute que, malgré un conflit parental ancien, aucune suspicion de violences n’avait été formellement portée à la connaissance des juges.

Fillette de 5 ans à Blois : la matinée du drame et l’autopsie

Ce lundi matin-là, le père devait ramener sa fille à l’école après un week-end de garde. Ne la voyant pas arriver, la mère a alerté l’établissement, puis la police. Les secours ont découvert l’enfant sans vie dans une pièce du logement paternel, où de nombreux médicaments étaient rassemblés.

L’autopsie pratiquée le 22 septembre n’a mis en évidence aucune trace de coups. Selon le parquet de Blois, "L’autopsie de l’enfant a confirmé qu’elle ne présentait pas de lésions traumatiques", communiqué cité dans la presse. Les médecins légistes privilégient la piste d’une ingestion massive de médicaments, encore analysés. "En l’état, l’hypothèse la plus vraisemblable demeure celle d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide", souligne Stéphane Javet.

"Aucun signalement inquiétant" : ce que dit le procureur de Blois sur la famille

Derrière ces éléments médico-légaux, le parquet décrit un contexte familial conflictuel. Les parents, séparés depuis 2024, se disputaient la prise en charge de l’enfant, ce qui avait conduit un juge des enfants à ordonner une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO). La fillette vivait principalement chez sa mère, le père disposant de droits de visite classiques.

Dans son communiqué, le procureur insiste sur l’absence d’alertes majeures dans ce cadre. "Le suivi de la procédure d’assistance éducative en milieu ouvert n’a donné lieu à aucun incident particulier ou signalement inquiétant au juge des enfants, notamment sur des suspicions de violences à l’égard de la jeune fille. Sur ce dernier point, aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée par un parent à l’encontre de l’autre", écrit-il. Il rappelle qu’en 2025, le père avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants envers son ex-conjointe.

Intoxication médicamenteuse et infanticide : les prochaines étapes de l’enquête

Le père, âgé de 42 ans, a lui aussi été découvert sur place, grièvement blessé au niveau de la gorge et des membres par des coups de couteau vraisemblablement auto-infligés. Hospitalisé, il se trouve sous garde statique et n’a, pour l’instant, pas pu être entendu par les enquêteurs.

L’enquête confiée au commissariat de Blois doit désormais éclaircir les circonstances exactes du décès et le déroulé des heures précédentes. De nouvelles analyses toxicologiques sont en cours pour préciser les substances en cause et leurs doses. D’éventuelles expertises médicales et sociales viendront compléter ce travail sous l’autorité du parquet.

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