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    Aug 01, 2026

    Ferrari-Alpine se jette à l’eau avec l’Hypersail, le bolide des mers

    Ferrari-Alpine se jette à l'eau avec l'Hypersail, le bolide des mers

    Ferrari-Alpine se jette à l'eau avec l'Hypersail, le bolide des mers

    © DR

    Loin des circuits, Ferrari et Alpine se jettent à l’eau en lançant des bateaux à leurs couleurs.

    Autosuffisant en énergie, capable de voler au-dessus de l’eau à plus de 90 km/h, ce bateau est taillé pour battre des records. Lorsque sa construction sera achevée, vers la fin de l’année, cette bête de course haute de 40 mètres et longue de 30 mètres pourra embarquer jusqu’à 12 marins. ​Son nom, Hypersail, fait écho à celui ­d’Hypercar. Rien d’étonnant, cette Ferrari des mers sort tout droit des bureaux d’études de Maranello, en Émilie-Romagne. La marque au cheval cabré avoue d’ailleurs s’être inspirée du design des bolides 499P, qui ont gagné trois fois Le Mans entre 2023 et 2025. Après avoir choqué avec les formes carrées de la Luce, sa voiture 100 % électrique, le petit-fils de Giovanni Agnelli prépare donc une nouvelle rupture technologique, mais cette fois sur l’eau. Ce n’est pas la première fois que Ferrari s’intéresse à l’univers marin. En 1990, l’entreprise avait déjà passé un accord avec Riva, le célèbre fabricant de vedettes aussi chics que rapides. Ensemble, ils avaient mis sur le marché 40 fusées, rouges comme des formules 1, capables, avec leurs deux moteurs V8, d’atteindre la vitesse phénoménale de 100 km/h.

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    « Avec Alpine, on a un ADN commun »

    Outre Ferrari, plusieurs constructeurs comme Mercedes ou ­Porsche se sont lancés dans la fabrication de bateaux rapides. Mais le plus souvent de façon éphémère. La collaboration entre Alpine et Bénéteau, le leader mondial de la plaisance, devrait durer. Cet été, les premiers yachts à coque bleu marine, coconçus par les deux entreprises, arrivent dans les marinas. ​Le travail conjoint a commencé en 2024. « Bénéteau souhaitait relancer sa gamme “Gran Turismo” en faisant quelque chose de complètement nouveau, explique Jean-François Lair, le directeur commercial de l’entreprise vendéenne. Mais on ne voulait pas faire un coup. Avec Alpine, on a un ADN commun : nous sommes de vieilles entreprises provinciales, très fières d’être françaises et de promouvoir le savoir-faire national. »

    Quel a été l’apport ­d’Alpine ? ​« Ils nous ont permis de rendre les bateaux plus agressifs, plus sexy, assure Jean-François Lair. Nous avons aussi créé des événements ensemble. » Au Grand Prix de Monaco de formule 1, par exemple, les pilotes de la marque de Dieppe sont arrivés sur le plus grand des trois nouveaux bateaux. Doté de trois chambres, il coûte entre 1,5 et 1,8 million d’euros, selon les équipements. Pour ­s’offrir un parfum de course automobile dans le monde ­paisible de la croisière.

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