Ferme, moelleux, à mémoire de forme… Quel oreiller choisir pour bien dormir ?

Publié le 04/09/2026 23:42

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Article rédigé par France 2 - J.Debraux, T.Dagnas, J.Poirier, A.Delcourt, F.Martin, N.Crozemarie, L.Viannay - Édité par l'agence 6Médias

France Télévisions

Fin ou épais, à mémoire de forme ou même rafraîchissant : face à une offre toujours plus vaste, choisir son oreiller peut devenir un véritable casse-tête. Certains modèles dépassent même les 500 euros, mais le plus cher est-il forcément le meilleur pour votre sommeil ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


C'est pour beaucoup d'entre vous le meilleur moment de la journée : s'affaler sur son oreiller, se blottir dans les bras de Morphée. Dans une boutique dédiée au sommeil, les clients se pressent pour tester chaque oreiller avec un certain plaisir. Chaque rêveur livre à France Télévisions ses confidences sur l'oreiller idéal.

"C'est un oreiller qui est plutôt mi-ferme, mais qui n'est pas haut, donc plutôt plein", lance une cliente. "Je suis assez sensible aux matières qui sont antiacariens", assure une autre. "Pas trop dur, pas une pierre, mais un truc mou", demande un homme. Un retraité qui souffre de douleurs cervicales a lui trouvé la perle rare : 79 euros pour ce modèle à mémoire de forme, alors qu'il était prêt à payer plus cher. "Je ne m'attendais pas à payer 79 euros, je pensais vraiment à 150, 200 euros", s'enthousiasme-t-il.

Pour les Français, un bon sommeil, ça n'a pas de prix. Et dans la boutique, les tarifs peuvent vite s'envoler. "On commence avec un oreiller en fibre à 49 euros, jusqu'à l'oreiller en duvet d'oie, hypergonflant, hypermoelleux, à 529 euros", détaille Alexandra Haïm, directrice de la Maison de l'Oreiller. "Les gens sont prêts à mettre un petit peu plus cher pour mieux dormir, en fait."

Dans ce marché plutôt épargné par la crise, l'industrie française tire son épingle du jeu. Une usine près de Lille produit chaque année près de 2 millions d'oreillers. Une société familiale qui a su s'adapter aux nouvelles tendances, comme l'oreiller à mémoire de forme qui représente désormais… 25 % du marché.

La dernière nouveauté, c'est un modèle censé diffuser de la fraîcheur pendant les nuits caniculaires. "Ce sont des petits empiècements de gel qui sont disposés sur l'enveloppe de l'oreiller", détaille François Hibon, directeur commercial du fabricant Willefert. "Et lorsqu'on pose la main sur cet empiècement par rapport au reste de l'oreiller, on ressent tout de suite une émanation de fraîcheur."

Sur internet, les modèles ergonomiques parfois percés se multiplient et vous promettent un meilleur sommeil. Alors comment bien choisir ? Pour le professeur Pierre Alexis Geoffroy, médecin du sommeil à l'hôpital Bichat (AP-HP), plus que l'oreiller, c'est surtout votre position qui compte. "Sur la position dorsale, il faut souvent un oreiller qui sera fin, environ 10 cm, qui va permettre un bon alignement de la colonne vertébrale", explique-t-il. "La position latérale, elle, en fonction de votre largeur d'épaule, va nécessiter un oreiller qui sera plus ou moins épais", ajoute l'auteur de La nuit vous appartient (éditions Robert Laffont). Enfin, sur le ventre, on n'a souvent pas besoin d'oreiller du tout, ou alors un oreiller très fin.

Il se vend en France plus de 12 millions d'oreillers chaque année. Il est peut-être pour vous l'heure de se lancer.

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