FC Nantes : Waldemar Kita plus proche que jamais de tourner la page - Sport.fr

Ce n’est plus vraiment un scoop, mais la nouvelle prend une tournure inédite. Selon L’Équipe, Waldemar Kita, propriétaire du FC Nantes depuis 2007, n’aurait « jamais été aussi proche » de vouloir céder son club.

Une bascule qui, si elle se confirme, pourrait redessiner en profondeur la stratégie mercato des Canaris dès cet hiver.

Vingt ans de règne, et enfin des doutes assumés

Il faut dire que le patron franco-polonais n’a jamais franchement caché ses questionnements ces derniers mois. « J’attaque ma vingtième année. Je me pose beaucoup de questions à mon égard. Un truc ne va pas. Peut-être ne suis-je pas fait pour ça », confiait-il déjà récemment dans les colonnes de Presse Océan, reconnaissant au passage des discussions en cours avec plusieurs repreneurs potentiels.

Rarement l’homme d’affaires, habituellement du genre à défendre bec et ongles sa gestion face aux critiques, aura semblé aussi ouvert à l’idée de passer la main. Ou plutôt : rarement il aura laissé transparaître un tel niveau de lassitude, après deux décennies marquées par autant de hauts que de bas sur les bords de l’Erdre.

Un contexte sportif qui n’arrange rien

Le timing de cette nouvelle prise de parole n’est pas totalement anodin. Le FC Nantes, actuellement empêtré dans les tréfonds de la Ligue 2 après sa relégation du printemps dernier, traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Une situation sportive dégradée qui, forcément, alimente encore un peu plus les interrogations sur la capacité du club à repartir de l’avant sous sa direction actuelle.

Plusieurs tentatives de rachat avaient déjà échoué par le passé, la dernière en date impliquant un fonds d’investissement britannique dont les garanties bancaires n’avaient pas convaincu les instances du football professionnel. Cette fois, le ton employé par Kita lui-même semble différent : plus résigné, presque soulagé à l’idée d’un possible dénouement.

Quelles conséquences pour le mercato hivernal ?

C’est là que le dossier prend tout son sens pour les observateurs du marché des transferts. Un club en pleine incertitude sur sa propriété n’a généralement pas la même latitude financière qu’une structure stabilisée pour investir sereinement lors d’un mercato. La priorité, dans ce genre de configuration, va souvent aux ajustements sans prise de risque plutôt qu’aux investissements ambitieux.

Reste que l’inverse peut également se produire : un repreneur désireux de marquer les esprits dès son arrivée pourrait, à l’inverse, injecter rapidement des moyens supplémentaires pour accélérer la remontée du club vers l’élite. Tout dépendra, in fine, de l’identité et des ambitions du futur propriétaire, si vente il y a effectivement.

Un club sous surveillance permanente

En attendant, la Direction Nationale du Contrôle de Gestion continuera très probablement de suivre de près l’évolution de ce dossier, échaudée par les précédents épisodes avortés. Les supporters nantais, eux, oscillent entre soulagement prudent et scepticisme, habitués depuis plusieurs années aux rumeurs de rachat qui n’aboutissent jamais.

Une chose semble toutefois différente cette fois : c’est Kita lui-même qui ouvre la porte, sans y être poussé par une pression extérieure immédiate. Un changement de posture qui pourrait bien, cette fois, déboucher sur un véritable tournant pour l’avenir du club.