États-Unis: une Chinoise arrêtée à Los Angeles, accusée de surveiller la famille du président taïwanais
Le FBI a appréhendé une agente immobilière de 34 ans, soupçonnée d'espionner la famille du président taïwanais, à l'aéroport de Los Angeles alors qu'elle tentait de rentrer en Chine ce dimanche 4 octobre. Une affaire rapidement dénoncée par Taipei comme une forme de « répression transnationale ». Selon les autorités américaines, elle faisait remonter à des agents chinois des informations sur les déplacements du fils de Lai Ching-te.
Publié le : 05/10/2026 - 13:26
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Wanying Zhang, 34 ans, est accusée d'avoir « surveillé le fils du président taïwanais et sa famille -- filmant leur maison, leurs véhicules et remettant des informations aux responsables » chinois de l'opération, selon le FBI.
C'est ce que laissent entendre ses conversations sur l'application Wechat publiées par les autorités américaines :
-« C'est bon je l'ai vu. Un jeune homme. Je filme », a écrit Wanying Zhang selon le rapport du FBI, accompagnant ces messages d'une vidéo et des numéros de deux plaques d'immatriculation.
-« Merci pour vos efforts », répond alors son interlocuteur, qui serait donc un agent chinois selon l'accusation.
La suspecte doit comparaître ce lundi 5 octobre 2026 devant un tribunal fédéral. Sa cible ? Lai Ting-Yu, le fils du président de Taiwan, Lai Ching-te, qui vivait alors aux États-Unis.
Washington durcit le ton
« Prétendre surveiller la famille d'un dirigeant étranger sur le sol américain pour le compte de la République populaire de Chine et essayer de prendre un vol pour retourner à Shanghai ? « Ça ne se passera pas comme ça », a réagi le directeur du FBI, Kash Patel qui a mis en garde les « adversaires étrangers » des États-Unis. « Prenez bien note : l'Amérique n'est plus un endroit sûr pour mener vos opérations d'espionnage », a-t-il lancé sur X.
Les autorités taïwanaises n'ont pas manqué de réagir. Le bureau du chef de l'État a condamné des « actes barbares ». « Un tel comportement ne devrait pas être toléré dans le monde civilisé », a tonné dans un communiqué la porte-parole de la présidence taïwanaise, Karen Kuo, remerciant les autorités américaines pour « leur assistance et la protection » des ressortissants taïwanais.
Taïwan face à la répression transnationale
Taïwan accuse Pékin de mener une répression transnationale. L'entrée en vigueur d'une loi sur l'unité ethnique en Chine a été dénoncée par de nombreuses ONG. Des militants à l'étranger ont avancé que ce texte allait saper les droits des minorités ethniques telles que les Ouïghours et les Tibétains, que Pékin est accusé de persécuter. Cette loi offre aux autorités chinoises la possibilité légale de poursuivre des opposants en dehors de leur territoire.
Cette arrestation met à l'épreuve les relations sino-américaines, sur leur principal sujet de tension : Taïwan. Après la venue fin septembre de Xi Jinping aux États-Unis, Donald Trump doit se rendre en Chine en novembre.
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