Épargne : Trade Republic s’attaque au Livret A des Français, convaincue que « le petit livret rouge est sacré »
Après Revolut qui a annoncé début août l’obtention de sa licence bancaire française, sa rivale allemande Trade Republic dégaine un des produits d’épargne préférés des Français : le livret A. Alors qu’elle s’est lancée en 2015 en Allemagne puis en France en 2021, la fintech était spécialisée sur les marchés actions et ETF mais a décidé d’étendre son périmètre à l’épargne en général. Et pour les Français, le petit livret rouge est sacré. 83 % des Français en détiennent un et ils y ont déposé 440 milliards d’euros selon le rapport annuel de l’épargne réglementée 2025 publié par la banque de France.
« Avec un IBAN français, un compte titres, un PEA et désormais le livret A, nous réunissons la banque, l’épargne et l’investissement français au sein d’une seule application », s’enthousiasme Vincent Grard, le responsable France de Trade Republic. Une nouvelle offre qui sort au moment où la rémunération nette du livret A vient de remonter de 1,5 % à 1,7 % par an depuis le 1 août 2026.
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Une offre qui s’adapte au marché français
La fintech allemande a bien compris l’intérêt d’offrir des produits « nationaux » aux épargnants français, amateurs de produits peu ou pas fiscalisés. Le PEA lancé l’an dernier (avec une offre sans frais de courtage pour les plans d’investissement programmés) a attiré l’ouverture ou le transfert de 400 000 PEA chez Trade Republic, soit près de 6 % du marché Français, malgré quelques couacs au démarrage : « je n’arrivais pas à passer d’ordres sur l’appli et le service clients était injoignable », se souvient un client.
« Et toutes les actions et ETF éligibles au PEA ne sont pas accessibles chez eux, en réalité ! », tacle un concurrent. Pour le livret A, Trade Republic a cette fois noué un partenariat avec AXA Banque et continue de proposer à ses clients un compte rémunéré (à un taux brut de 3 % par an jusque 50 000 euros). « Mais ce ne sera pas le même usage : le compte rémunéré est celui qui sert tous les jours au client, tandis que le livret A permet de se constituer une épargne de précaution ou pour un projet précis », explique Vincent Grard. Reste un trou dans la raquette : l’assurance-vie, toujours pas proposée chez Trade Republic, alors que près de 20 millions d’épargnants français en ont au moins une !